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Sénégal

Sénégal : un gouvernement de «remerciement» en attendant les législatives

Le Premier ministre sénégal Abdoul Mbaye (gauche) avec son prédécesseur Souleymane Ndéné Ndiaye lors de la cérémonie marquant la passation de pouvoir le 5 avril 2012
Le Premier ministre sénégal Abdoul Mbaye (gauche) avec son prédécesseur Souleymane Ndéné Ndiaye lors de la cérémonie marquant la passation de pouvoir le 5 avril 2012 AFPPHOTO/SEYLLOU
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le nouveau Premier ministre sénégalais Abdoul Mbdaye a nommé son gouvernement composé de 25 ministres mercredi 4 avril. C'est un gouvernement où l'APR de Macky Sall et ses alliés politiques du pôle de gauche trustent les postes clé. C'est aussi un gouvernement d'union politique ou encore de remerciement, en attendant les législatives.

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Un gouvernement c'est d'abord une image. C'est celle d'Abdoul Mbaye, le Premier ministre. Banquier réputé, issu de l'élite, fils du juriste le plus illustre du pays, Keba Mbaye, il est aussi le frère du patron de la plus grande entreprise sénégalaise, la Sonatel. Son ministre des Finances est lui aussi un banquier.

Derrière ces financiers se profile l'image des fidèles du président Macky Sall. Les cadres de son parti, comme Alioune Badara Cissé, Mbaye Ndiaye, ou encore Aminata Touré, trustent les ministères clé. La troisème image que l'on retient est celle des alliés et notamment du pôle de gauche, le PS, l'AFP, la LD MPT, le PIT. Chacun a reçu son ou ses portefeuilles. La gauche sénégalaise a troqué son positionnement idéologique contre des places au sein d'un gouvernement d'obédience libérale, brouillant sans doute les cartes pour les prochaines législatives.

C'est sans doute pour préserver une certaine marge de manoeuvre que les leaders des partis alliés à Macky Sall durant le second tour sont restés en dehors du gouvernement. Ousmam Tanor Dieng, Moustapha Niasse, Abdoulaye Bathily ou encore Idrissa Seck devraient sans doute réapparaitre dans les listes communes pour les législatives. Cet oecuménisme politique a une conséquence : la seule formation que l'on peut qualifier aujourd'hui d'opposition est le PDS d'Abdoulaye Wade.

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