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Cameroun

Les députés camerounais adoptent un nouveau code électoral

Un bureau de vote lors de la dernière élection présidentielle, le 9 octobre 2011.
Un bureau de vote lors de la dernière élection présidentielle, le 9 octobre 2011. REUTERS/Akintunde Akinleye
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Un nouveau code électoral a été adopté ce vendredi 13 avril 2012, à une écrasante majorité, par les députés camerounais. Le texte prévoit de multiplier par six la caution financière pour la présidentielle, l’obligation d’appartenir à un parti politique ou de présenter 300 signatures. L'opposition et la société civile critiquent violemment le nouveau texte qui n'a pas pris en compte leurs principales revendications.

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Adopté vendredi 13 avril par les députés du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) au pouvoir, ultramajoritaire à l’Assemblée, ce texte de 299 articles qui régira tous les scrutins au Cameroun, aura fait l’objet d’âpres discussions.

D’abord au sein des députés de la majorité qui ont fait plier le gouvernement sur plusieurs points. L’article controversé, qui prévoyait que tout élu démissionnaire ou exclu de son parti perdait sa qualité de député, a par exemple été retiré du document final.

L’article sur les cautionnements des élections a été amendé. Si la caution pour la présidentielle est désormais fixée à 30 millions de francs Cfa (45 700 euros) au lieu de 5 millions (7 600 euros), celle des députés est revue à la baisse. Le texte prévoyait initialement une caution de 5 millions de francs Cfa au lieu des 500 000 actuels : cette somme a été ramenée à 3 millions (4 500 euros).

De leur côté, les députés du Social Democratic Front (SDF) et de l’Union démocratique du Cameroun (UDC) ont quitté l’hémicycle en guise de protestation. L’opposition et la société civile dénoncent en effet un texte qui ne prend pas en compte leurs revendications, à savoir un scrutin présidentiel à deux tours, le bulletin de vote unique ou encore le vote à 18 ans.

Quant à la biométrie, exigée de longue date par l’opposition et la société civile et qui figure dans ce nouveau code électoral, elle ne répondrait pas, selon eux, aux normes informatiques en vigueur.

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