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Cote d'Ivoire/Togo

Côte d'Ivoire : Moïse Lida Kouassi, arrêté au Togo, est accusé de «déstabiliser» le régime d'Abidjan

Le président ivoirien Alassane Ouattara
Le président ivoirien Alassane Ouattara Reuters/Joe Penney
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Moïse Lida Kouassi, ex-ministre de la Défense de l'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, arrêté mercredi à Lomé, se livrait à des « activités subversives », visant à « déstabiliser » le régime d'Abidjan, a annoncé la police togolaise. Visé par un mandat d'arrêt international émis par la justice ivoirienne, l'ancien ministre qui était installé avec sa famille au Togo depuis un an a été extradé vers la Côte d'Ivoire. Moïse Lida Kouassi avait récemment répondu à des interviews pour critiquer le nouveau pouvoir ivoirien.

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Est-ce que se sont les déclarations virulentes de Moïse Lida Kouassi dans la presse qui ont ulcéré les autorités ivoiriennes ? En tous cas, depuis plus d'un an, l'ancien ministre de la Défense de Laurent Gbagbo vivait tranquillement à Lomé et circulait librement notamment pour se rendre au Ghana voisin.

Moïse Lida Kouassi n'était plus ces dernières années aux avants postes du régime Gbagbo. Alors son arrestation et sa livraison en quelques heures à Abidjan visent-elles à faire un exemple? En clair, à faire peur aux plus irréductibles de l'ancien régime pour la plupart réfugiés au Ghana ?

Quoiqu'il en soit, le président togolais a fait un beau cadeau à son homologue ivoirien, estiment plusieurs observateurs. Quelle pourrait être la contrepartie ? Faure Gnassingbé est en difficulté avec son opposition. Celle-ci l'accuse de préparer des législatives biaisées avec en particulier un découpage électoral taillé sur mesure.

L'influence d'Alassane Ouattara sur la Cédéao qu'il préside, pourrait, explique une source bien informée, amener l'organisation régionale ne pas trop s'offusquer d'un passage en force du président Faure et de son parti.

Il y a quelques mois, la position de Lomé avait été fragilisée. A la fin de l'année dernière, la cour de justice de la Cédéao avait débouté le régime togolais jugeant illégale sa mesure d'exclusion de plusieurs députés de l'opposition des bancs de l'Assemblée nationale.

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