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Tunisie

La Tunisie demande à la Suisse la restitution des fonds déposés par l'ex-président Ben Ali

Le président tunisien Moncef Marzouki.
Le président tunisien Moncef Marzouki. Reuters/Zoubeir Souissi
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Moncef Marzouki était à Genève, le 8 juin, où il était invité à la Conférence internationale du travail. Le président tunisien a plaidé pour une nouvelle voie dans le développement, affirmant que sans justice et sans paix, «une explosion de violence pouvait avoir lieu à tout moment». Le chef de l'Etat tunisien a aussi insisté sur l'urgence de retrouver les fonds déposés en Suisse par l'ex-président Zine el-Abidine Ben Ali.

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Avec notre correspondant à Genève, Laurent Mossu

« C’est maintenant que nous avons besoin de cet argent, pas dans cinq à dix ans », le président tunisien presse les autorités suisses pour lui restituer les fonds cachés dans les banques helvétiques par l’ancien chef de l’Etat Ben Ali et son clan.

Moncef Marzouki ne mâche pas ses mots estimant que le processus traîne en longueur. La Suisse a été certes, le premier pays à geler les fonds placés par Ben Ali. Quelque 60 millions de francs suisses ont ainsi été bloqués dans l’attente de leur transfert à Tunis. Mais pour obtenir satisfaction, il faut une demande d’entrée judiciaire en bonne et due forme.

Parce que trop sommaire, la première requête a été rejetée par la justice helvétique.
Désormais, les deux pays travaillent ensemble pour surmonter les difficultés. Les contacts ont été nombreux durant le séjour de Moncef Marzouki à Genève. Mais cela prendra encore du temps et une hyper patience.

Le mécontentement porte encore sur le montant en cause. Moncef Marzouki qualifie les 60 millions, de somme dérisoire, estimant qu’ils ne représentent pas plus de 10% des avoirs déposés en Suisse par l’ancien régime.

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