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Burkina Faso

Au Burkina Faso, une loi d'amnistie pour d’anciens chefs d’Etat et Blaise Compaoré

Blaise Compaoré, le président actuel du Burkina Faso est un des bénéficiaires de cette amnistie.
Blaise Compaoré, le président actuel du Burkina Faso est un des bénéficiaires de cette amnistie. AFP/Ahmed Ouoba
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Les députés burkinabés ont voté lundi 11 juin une révision constitutionnelle instituant un Sénat qui sera mis en place en 2013. Ils ont accordé une loi d’amnistie en faveur des chefs de l’Etat jusqu'à l'adoption de la présente loi constitutionnelle. Une amnistie qui concerne le colonel Saye Zerbo qui dirigea le pays de 1980 à 1982, le médecin-commandant Jean-Baptiste Ouédraogo qui fut chassé du pouvoir en 1983. Blaise Compaoré, à la tête du Burkina Faso depuis son putsh de 1987 contre Thomas Sankara, l'ancien président bénéficie également de cette amnistie.

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Pour les défenseurs burkinabé des droits de l'homme, il ne fait guère de doute que cette amnistie n'est votée que pour le président Blaise Compaoré, ses deux prédécesseurs ne sont cités dans aucun dossier. En revanche, sur l'opportunité de cette mesure d'amnistie, les avis divergent.

Le Mouvement burkinabé de défense des droits de l'Homme et des peuples s'insurge : « cette amnistie consacre l'impunité car elle met un point final à toute procédure judiciaire », déclare Ali Sanou. Le secrétaire général MBDHP ajoute : « on ne saura jamais la vérité notamment sur la mort de l'ancien président Thomas Sankara ».

D'autres organisations préfèrent une approche plus pragmatique. Pour Mathias Tankoano de la Raddho (Rencontre africaine pour la défense des droits de l'Homme)par exemple, « il n'est pas forcément inutile de donner des garanties au président Blaise Compaoré afin qu'il renonce une fois pour toute au projet de modifier l'article 37 de la Constitution et qu'il accepte de quitter le pouvoir à l'issue de son mandat en 2015 ». 

Pour le porte-parole du gouvernement, Alain Edouard Traoré, « il ne faut pas polémiquer pour le plaisir puisque aucune procédure n'est engagée contre le chef de l'Etat ». Cette amnistie est, selon lui, le résultat d'une décision consensuelle des assises nationales et émane du simple désir de regarder vers l'avenir.

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