Guinée

Guinée: non lieu pour des accusés de l’attaque contre la résidence privée d’Alpha Condé

Vue extérieure de la résidence du président guinéen  Alpha Condé à Conakry le 19 juillet 2011.
Vue extérieure de la résidence du président guinéen Alpha Condé à Conakry le 19 juillet 2011. REUTERS

La chambre de mise en accusation de la cour d'appel de Conakry a ordonné lundi 2 juillet la libération de 15 personnes, des civils et des militaires mis en cause dans la présumée tentative d'assassinat contre le président guinéen. Le 19 juillet dernier, le domicile d'Alpha Condé avait été attaqué, le chef de l'Etat n'avait pas été touché, mais un membre de la garde présidentielle avait été tué.

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Cette nuit-là, entre trois heures et cinq heures du matin, des tirs d’armes de guerre dont la provenance n’a pas été encore établie – selon un membre de la commission d’enquête – ont détruit une partie de sa résidence privée dans le quartier chic et résidentiel de Kipé, dans la banlieue nord de Conakry.

Alpha Condé, qui selon ses propres termes, ne se trouvait pas cette nuit-là dans sa chambre à coucher, a échappé à cet attentat présumé, qui avait fait une victime parmi sa garde. Une première vague de dix-sept personnes, dont le général Bachir Diallo, avaient été libérées le 9 mars dernier.

Lundi, le général Nouhou Thiam, ancien chef d’état-major de l’armée et d’autres encore, ont été remis en liberté définitive. Les autres, une vingtaine, ont été renvoyés devant la cour d’assises de Conakry pour y être jugés, alors que deux autres, le lieutenant Amadou Diallo et Thierno Sofiane Diallo, sont morts en détention.

Tous étaient poursuivis pour association de malfaiteurs, assassinat, attentat contre l’autorité de l’Etat, destruction de biens publics et privés.

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