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France / Somalie

Trois années de détention pour un agent des services secrets français en Somalie

Denis Allex est retenu depuis 3 ans par des shebabs somaliens.
Denis Allex est retenu depuis 3 ans par des shebabs somaliens. REUTERS/Feisal Omar
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Il est aujourd'hui le plus ancien otage français. Cela fait trois ans qu'un agent des services secrets français, la DGSE, est retenu en otage en Somalie. Selon la version officielle, son nom est Denis Allex, sûrement un pseudonyme, et sa mission en Somalie était de former des éléments de la police et de la garde républicaine. Il avait été enlevé le 14 juillet 2009 à Mogadiscio.

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La dernière preuve de vie de Denis Allex remonte à décembre 2010. Sur une vidéo que les shebabs avaient envoyée aux autorités françaises, l'agent de la DGSE apparaissait amaigri, le visage mangé par la barbe, revêtu d'une tenue orange rappelant celle des prisonniers de Guantanamo. Au cours de ce message de cinq minutes, il exprimait sous la contrainte les exigences de ses ravisseurs.

Depuis, silence radio, mais d'après Jean-Yves le Drian, le ministre français de la Défense interrogé hier par nos confrères d'Europe 1, l'otage est toujours vivant. L'an dernier son prédécesseur Gérard Longuet avait reconnu que la situation de Denis Allex était difficile à appréhender car la France avait du mal à avoir les bons interlocuteurs.

Si des négociations sont toujours en cours, celles ci sont manifestement complexes. Le 21 juin dernier, le ministre somalien de la Défense avait prétendu connaître le lieu de détention de cet agent et s'était dit prêt, si nécessaire, à le faire libérer par la force.
Denis Allex avait été enlevé dans son hôtel de Mogadiscio avec un autre agent de la DGSE, un certain Marc Aubrière. Si le premier est toujours retenu par les shebabs, le second avait été livré à un autre groupe, le Hizbul Islam. Après un mois et demi de détention, celui ci avait affirmé avoir faussé compagnie à ses ravisseurs mais à Mogadiscio, toutes les sources convenaient qu'il avait été libéré contre le versement d'une rançon.
 

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