Mali

Les « Forces patriotiques de résistance » annoncent la reconquête du nord du Mali

De jeunes femmes membres d'un groupe d'auto-défense, le «Front de libération du nord», s'entraînent à Sévaré, le 11 juillet 2012.
De jeunes femmes membres d'un groupe d'auto-défense, le «Front de libération du nord», s'entraînent à Sévaré, le 11 juillet 2012. REUTERS/Emmanuel Braun

Six mouvement politico-militaires d'auto-défense maliens, constitués essentiellement de leaders de la région de Gao (nord-est) ont formé, ce samedi 21 juillet, un front unifié baptisé « Forces patriotiques de résistance » (FPR). Leur ambition : reconquérir par les armes le nord du pays, tombé aux mains des islamistes. 

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Le ton des responsables du nouveau front, baptisé Front patriotique de résistance, FPR, est plutôt guerrier. L’un des responsables l’assure : «il n’y a que la guerre pour libérer le nord, là où on est. Les négociations et discussions ne pourront plus libérer le nord. On va faire la guerre».

Pour Me Harouna Touré, l'un des signataires de l'alliance, «l'armée malienne prend trop de retard». Il annonce «des milliers d'hommes» et «des bases en formation».

Notre objectif, c'est de libérer le nord du Mali, et nous le pouvons. Nous avons des hommes, nous avons la volonté, nous avons du cœur. Nous avons les armes. (...) C'est maintenant : nous sommes prêts à le faire, et nous sommes en train de le faire.

Harouna Touré

Le Front unifié revendique plusieurs milliers de combattants, un chiffre non confirmé encore de source indépendante. Selon nos informations, des centaines de jeunes Maliens sont actuellement en formation à l’intérieur du pays pour la reconquête du nord du Mali aux mains des islamistes. Tous se réclament du Front. On trouve également dans ce Front d’anciens miliciens de la région de Gao.

Le Front unifié est-il soutenu par l’armée malienne ? Selon autre responsable des FPR interrogé par RFI, ce soutien n’existe pas aujourd’hui et d’ailleurs il ne l’attend plus.

L’ambition de ce nouveau front anti-islamistes est d’installer dès lundi un état-major à 600 kms au nord de Bamako.

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