Madagascar

Madagascar: nombreuses questions sur les objectifs de la mutinerie avortée

Des soldats loyalistes en faction près du camp des mutins, proche de l'aéroport d'Antanarivo, le 22 juillet 2012.
Des soldats loyalistes en faction près du camp des mutins, proche de l'aéroport d'Antanarivo, le 22 juillet 2012. AFP/Andreea Campeanu

Trois morts et au moins trois blessés: c'est le bilan de la mutinerie qui a eu dimanche 22 juillet 2012 à Madagascar. Des militaires se sont retranchés toute la journée dans un camp à proximité de l’aéroport international. Après des combats nourris, l’armée a repris le contrôle du camp en fin de journée et le calme est revenu. Le trafic à l’aéroport international devrait revenir à la normal ce lundi. Qui étaient ces militaires et quel était leur objectif ? Eléments de réponse.

Publicité

Les mutins n’ont pas transmis de communiqué officiel aux journalistes sur les lieux. Ils ont simplement fait une courte intervention sur la radio privée d’opposition FreeFM pour annoncer la dissolution des institutions et la mise en place d’un directoire militaire. Une annonce suivie d’aucune mesure concrète et d’aucun effet.

Il est difficile de qualifier cette mutinerie de véritable tentative de coup d’Etat tant les moyens déployés sont minces. Certaines sources proches du dossier avancent que les mutins demandaient la démission du ministre des Forces armées et du chef d’état-major. Les services de communication officiels disent ne pas connaître les causes du mouvement, ni ses éventuels commanditaires. Une enquête va être menée.

Le fait est que cette mutinerie a eu lieu à la veille de la rencontre entre Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana, l’actuel président de transition et l’ancien président renversé en 2009. Les deux adversaires doivent se rencontrer en début de semaine aux Seychelles pour trouver un accord. La mutinerie a-t-elle été fomentée pour faire capoter la rencontre?

D’après un de ses proches contacté dans la soirée par RFI, Andry Rajoelina maintient son départ prévu ce lundi matin. Il n’a fait aucune déclaration dimanche, pas plus que Marc Ravalomanana qui a gardé le silence.

Omer Beriziki : «Je ne pense pas que le président de la transition M. Rajoelina soit empêché... de se rendre aux Seychelles. Il m'a confirmé son départ»

 

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail