Tunisie

Tunisie : manifestations et heurts à Sidi Bouzid, berceau de la révolution

Des protestataires convergent vers le siège du gouvernorat à Sidi  Bouzid, le 26 juillet 2012.
Des protestataires convergent vers le siège du gouvernorat à Sidi Bouzid, le 26 juillet 2012. Photo AFP / Mokhtar

Un an et demi après la chute du président Ben Ali en Tunisie, de nouvelles manifestations se sont déroulées à Sidi Bouzid, ville du centre-ouest où la révolte avait commencé. Des manifestants ont attaqué ce jeudi 26 juillet le siège du gouvernorat de Sidi Bouzid. La police a procédé à des tirs de sommation et de gaz lacrymogènes pour les disperser.

Publicité

Youssef Salhi

Symboliquement, la centaine de manifestants s'étaient réunis devant le gouvernorat de Sidi Bouzid, l'endroit même où Mohamed Bouazizi s'était immolé par le feu, déclenchant il y a un an et demi la révolution.

Rapidement, les portes d'entrée ont été forcées, le bâtiment envahi et des pneus brûlés à l'intérieur. Pour disperser la foule, les forces de l'ordre ont tiré en l'air et fait usage de gaz lacrymogènes, poussant certains protestataires à dénoncer le retour de la police de Ben Ali.

Depuis une semaine, le berceau de la révolution tunisienne est secoué par des mouvements sociaux. Des ouvriers du bâtiment employés par l'administration demandent au gouverneur le versement de leur salaire en retard, selon eux, de plusieurs semaines.

Dans le cortège, aujourd'hui, ces manifestants ont été rejoints par de simples habitants qui reprochent au gouvernement de ne pas avoir amélioré leur situation sociale depuis les dernières élections. Résultat : le siège du parti islamiste au pouvoir depuis octobre a, lui aussi, été attaqué par des manifestants. Les violences ont été fomentées par l'opposition, a déclaré en fin de journée le parti Ennahda.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail