Somalie

Somalie: l'insécurité demeure et les forces de sécurité sont montrées du doigt

Des soldats du gouvernement surveillent un pont au nord de Mogadiscio, le 13 juillet 2012.
Des soldats du gouvernement surveillent un pont au nord de Mogadiscio, le 13 juillet 2012. REUTERS/Omar Faruk

Si les shebabs sont partis de Mogadiscio, les problèmes d’insécurité demeurent nombreux. Viols dans les camps de déplacés, assassinats ciblés. Les conducteurs de transports publics ou commerciaux se plaignent du nombre de barrages routiers et des extortions par les forces de sécurité sur les routes.

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Au carrefour, avant la sortie d’Afgoye, à une trentaine de kilomètres de Mogadiscio, une file de camions. Mohamed est conducteur. Il vient de Baidoa et achemine des sacs de riz et de l’huile : « Avant, avec les shebabs, il n’y avait pas de menaces contre notre vie. On payait une fois, on avait un reçu, on le montrait aux autres barrages routiers et on nous laissait passer. Mais maintenant, n’importe qui avec une arme peut venir sur la route et nous demander de l’argent ».

Il entame une discussion animée avec un des policiers qui lui impose de s’arrêter. « Il faut que le gouvernement fasse quelque chose à propos de ça. Il faut qu’on ait un des reçus ! »

Le major Ali Mohamed Sahal, posté dans le quartier Hodan dément les accusations d’extortion : « Je n’ai jamais vu un policier ou un soldat essayant de forcer les gens à payer. Par contre, il y a des bandits qui volent des uniformes de l’armée et qui ensuite volent l’argent des civils ».

Alors que plusieurs officiels du gouvernement sont accusés d’avoir détourné des millions de dollars, les forces de sécurité ne sont pas payées régulièrement. Selon des soldats et des policiers interrogés à Mogadiscio et dans les environs, les retards atteignent en moyenne entre six et huit mois.

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