Congo-Brazzaville

L'opposition congolaise menace de boycotter le second tour des législatives de dimanche

Le président congolais Denis Sassou Nguesso et sa femme Antoinette lors du vote du premier tour du scrutin législatif, le 15 juillet 2012.
Le président congolais Denis Sassou Nguesso et sa femme Antoinette lors du vote du premier tour du scrutin législatif, le 15 juillet 2012. AFP PHOTO/GUY-GERVAIS KITINA

La campagne en vue du second tour des législatives au Congo de ce dimanche 5 août s'est achevée vendredi. L'opposition menace de bloquer le vote en cas de nouvelles irrégularités tandis que le Parti congolais du travail (PCT) au pouvoir l'invite à utiliser les voies de recours appropriées. Soixante dix sièges restent encore à pourvoir sur 136.

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L'Union panafricaine pour la démocratie sociale (Upads) a dénoncé une fois de plus l’avantage accordé par les médias d’Etat aux candidats du pouvoir. Le président de la Commission nationale d'organisation des élections (Conel), Henri Bouka, a appelé les électeurs à se rendre massivement aux urnes ce dimanche pour faire avancer la jeune démocratie congolaise.

Son appel fait suite au fort taux d’abstention constaté au premier tour mais qui n’a pas été publié officiellement. Ce taux pousse Martin Kimpo, un des responsables de l’Upads, à demander l’annulation des résultats du premier tour. « Nous allons au deuxième tour certes, mais si nous constatons encore des irrégularités comme le 15 juillet, nous bloquerons le vote », a-t-il menacé.

« Pour ceux qui contestent, des voies de recours existent. Ils n’ont qu’à consulter la Cour constitutionnelle. Une attitude contraire relève de l’agitation », a rétorqué le porte-parole du PCT, Serge-Michel Odzocki.

Les observateurs internationaux, qui ont relevé plus de points faibles que de points forts lors du premier tour, vont se prononcer sur le vote de dimanche dès le mardi suivant.

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