Afrique / Etats-Unis

Hillary Clinton quitte l’Afrique pour la Turquie

Hillary Clinton se recueillant devant le cercueil de John Atta Mills à Accra, Ghana le 10 août 2012, dernier jour de sa tournée africaine.
Hillary Clinton se recueillant devant le cercueil de John Atta Mills à Accra, Ghana le 10 août 2012, dernier jour de sa tournée africaine. REUTERS/Jacquelyn Martin/Pool

La chef de la diplomatie américaine a quitté ce vendredi 10 août le Bénin, dernière étape de sa tournée africaine de dix jours, pour se rendre en Turquie où elle doit discuter de la crise syrienne. Bilan de son périple africain.

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Pour nombre d'observateurs, cette tournée d’Hillary Clinton avait surtout un objectif essentiel: contrecarrer la Chine sur le continent car les Etats-Unis n’entendent pas rester les bras croisés face à la montée en puissance de la Chine en Afrique.
Ainsi, en Afrique du sud partenaire de premier choix des Etats-Unis sur le continent, la visite de la chef de la diplomatie américaine a été analysée comme « une plus grande reconnaissance par l’administration Obama que l’Afrique est aujourd’hui un acteur mondial. Nous ne sommes pas seulement courtisés par les Chinois, mais par les Américains. Le continent est en train de devenir une destination mondiale pour le commerce et l’investissement », affirme-t-on dans le pays de Mandela.

Autre étape, autre message. Le Nigeria, puissance régionale et pays le plus peuplé du continent. A Abuja, Hillary Clinton a exhorté le président Jonathan Goodluck, à accélérer les réformes dans le pays afin de mieux lutter contre la montée de l’extrémisme religieux.

Le succès de la diplomatie américaine au Sud-Soudan

Mais son grand succès aura été sa visite dans la capitale sud-soudanaise. La secrétaire d’Etat américaine a fortement fait pression sur les deux Soudans pour régler le conflit indémêlable de la répartition de la manne pétrolière. Pression toute particulière sur le Sud qui ne peut se passer d’une collaboration avec les Etats-Unis. Juba a donc conclu un « accord provisoire » avec Khartoum, afin de permettre la reprise de la production et de l’exportation du pétrole. Un accord qui devrait être renforcé en septembre lors du sommet entre les présidents soudanais Omar el-Béchir et sud-soudanais, Salva Kiir.
 

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