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Burundi

Les Burundais se mobilisent pour lutter contre les hausses de prix

Parade civile et militaire du 2 juillet 2012, à Bujumbura. Des policiers burundais se tiennent devant le logo de la Primus, produite par la Brarudi.
Parade civile et militaire du 2 juillet 2012, à Bujumbura. Des policiers burundais se tiennent devant le logo de la Primus, produite par la Brarudi. BELGA/AFP PHOTO BENOIT DOPPAGNE
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Au Burundi, le Collectif de la société civile contre la vie chère avait appelé à boycotter pendant deux jours, lundi et mardi, la bière et autres boissons fabriquées par la Brasserie et limonaderie du Burundi (Brarudi), une filiale de la multinationale néerlandaise Heineken, suite à une forte augmentation des taxes sur la bière notamment, considérée comme « le ciment social » par excellence. Les responsables du collectif se félicitent du fort écho reçu par cet appel.

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Les principaux animateurs du Collectif contre la vie chère au Burundi ne cachent pas leur joie, après deux jours de mobilisation dans ce pays où la bière est reine. Pour Gaspard, coordinateur de ce collectif qui regroupe quelque 470 organisations de la société civile et les deux principales centrales syndicales de ce pays, les Burundais ont envoyé un message très clair à leur gouvernement : « Nous voyons que l’appel lancé a été suivi et a été voté à 70%. Je dois vous dire que les gens commencent à être éveillés, à comprendre que nos droits s’arrachent. »

La Brarudi, qui a quasi monopole sur fabrication et la distribution de la bière et des limonades au Burundi, n’a pas voulu s’exprimer jusqu‘ici. Même embarras côté gouvernement où l’on refuse également de s’exprimer sur un sujet d’autant plus sensible que les caisses de l’Etat sont quasi vides et que cette brasserie représente 20% des recettes intérieures du pays. « Mais le gouvernement burundais ne va rien lâcher », assurent plusieurs responsables burundais.

On retrouve la même détermination côté société civile qui exige que l’augmentation des taxes qui frappe la bière et les limonades soit purement et simplement annulée et que les autorités burundaises acceptent désormais de payer l’impôt comme le commun des mortels : « Nous voyons qu’ils ne sont pas là. Ils continuent seulement à faire la campagne. On doit absolument augmenter la pression pour que le gouvernement nous écoute. »

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