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Sommet de la Francophonie: les organisateurs mettent les bouchées doubles

En annonçant sa venue le 12 octobre prochain à Kinshasa, le président français, François Hollande, a redynamisé l’organisation du sommet de la francophonie. Les organisateurs reconnaissent que sans le président français, il aurait été bizarre de tenir ce rendez-vous. C’est donc avec un certain soulagement que l’on a appris la nouvelle dans le comité organisateur. 

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Isidore Ndaywel: «Tout ce qui est conceptuel a été bouclé... nous en sommes aux aménagements logistiques»

L’annonce de la venue de François Hollande a redonné un coup de tonus aux organisateurs du sommet, à commencer par le commissaire général, l’historien Isidore Ndaywel. Il a été bien soulagé de la décision du président français, même s’il affirme n’avoir jamais vraiment cru à un boycott : « je me suis réjouis de cette décision. Je ne dirais pas qu’il y a eu de doute ; moi en mon for intérieur, j’ai toujours eu confiance me disant, tout de même, je ne peux pas imaginer un seul instant que le président français puisse ne pas prendre part aux travaux de l’Organisation internationale de la Francophonie.»

Bouchées doubles pour l'organisation pratique

Le sommet a eu du plomb dans l’aile. Il y a même eu un moment, fin juillet, où le président Kabila avait décidé de jeter l’éponge et d’abandonner la francophonie en rase campagne et pas seulement à cause des menaces de boycott, mais aussi parce que la guerre à l’est coûte cher, et que le sommet coûte cher aussi. Il était à deux doigts d’annoncer l’annulation mais ses ministres ont réussi à le convaincre de changer d’avis.

Cela dit, il faut maintenant mettre les bouchées doubles. Les sites du sommet, le palais du peuple et le stade des Martyrs sont en plein travaux et la route de l’aéroport avance assez vite. Pour l’hébergement, de nombreux hôtels sont déjà réquisitionnés et d’autres poussent comme des champignons. «Nous savons que nous n'avons plus beaucoup de jours mais nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour donner l’accueil et le confort à ceux que nous attendons » conclut Isidore Ndaywel.

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