Afrique du Sud/Social

Afrique du Sud : la production de platine à la mine de Marikana toujours à l'arrêt

L'hommage rendu par de nombreux employés lors de la cérémonie de deuil des 34 morts du conflit minier de Marikana, le 23 août 2012.
L'hommage rendu par de nombreux employés lors de la cérémonie de deuil des 34 morts du conflit minier de Marikana, le 23 août 2012. REUTERS/Siphiwe Sibeko

La grève des mineurs continue. Ils n'étaient que 6% à travailler la veille. Les négociations entre la direction de Lonmin et les représentants des salariés sous la médiation du gouvernement se poursuivent, mais après deux jours de discussions, aucun accord n'a été trouvé sur les salaires. Ce mouvement social a été marqué par des violences avec les forces de l'ordre. Jeudi, les mineurs arrêtés lors de la fusillade du 16 août ont été inculpés du meurtre de leurs 34 camarades. Le juge n'a fait que respecter la loi... 

Publicité

Selon la loi sud africaine, toutes les personnes arrêtées sur le lieu d'une fusillade impliquant la police doivent inculpées de meurtre. Les 270 mineurs arrêtés sont donc concernées par cette clause. Même si ceux sont leurs collègues qui sont morts, dans l'affrontement avec les policiers.

Parmi ces mineurs, six d'entre eux, blessés pendant la fusillade, sont toujours à l'hôpital. Les autres restent derrière les barreaux. Le juge a fixé la prochaine audience au 6 septembre. En attendant, il a ordonné leur maintien en détention et refusé la liberté sous caution. Mais leur inculpation pour meurtre a tout de suite provoqué des réactions d'indignation.

Julius Malema, le jeune tribun, exclu de l'ANC, a assuré, « c'est de la folie, les policiers qui ont tué ces mineurs ne sont pas en prison», pas un seul d'entre eux. Un expert en droit constitutionnel sud-africain, Pierre de Vos a, lui, affirmé que cette inculpation n'est qu'un abus du système de justice pénale.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail