Afrique du Sud

Afrique du Sud : l’inculpation pour meurtre de 270 grévistes de la mine de Marikana suspendue

Manifestation pour la libération des mineurs devant le tribunal de Ga-Rankuwa, dans la banlieue de Pretoria, le 29 août 2012.
Manifestation pour la libération des mineurs devant le tribunal de Ga-Rankuwa, dans la banlieue de Pretoria, le 29 août 2012. REUTERS/Mike Hutchings
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le parquet sud-africain a annoncé, ce dimanche après-midi 2 septembre, qu’il allait suspendre l'inculpation pour meurtre qui pesait sur des grévistes de la mine de Marikana. Trente-quatre manifestants avaient été tués par la police le 16 août dernier dans cette mine de platine et 270 grévistes arrêtés sur la base d'un texte répressif hérité de l'Apartheid.

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Le parquet sud africain est revenu sur sa décision. L'inculpation pour meurtre des 270 mineurs arrêtés après la fusillade va être provisoirement retirée. Leur inculpation avait choqué toute l'Afrique du Sud après le drame de Marikana. Le ministre de la Justice, Jeff Radebe, avait donc demandé des explications.

Les grévistes emprisonnés vont aussi être remis en liberté conditionnelle. Les femmes des mineurs en prison avaient manifesté devant le tribunal la semaine dernière, ne comprenant pas pourquoi ils restaient derrière les barreaux, alors que c'est la police qui a tué 34 personnes à Marikana le 16 août dernier.

Certaines, inquiètes et en pleurs, racontaient qu'elles ne savaient pas si leurs maris atteints du sida ou de la tuberculose avaient accès à des traitements médicaux en prison.

En revanche, aucun policier impliqué dans la tuerie de Marikana n'a été inculpé pour le moment. Une enquête de la police des polices est en cours.

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