Sénégal

Sénégal: les victimes des violences préélectorales demandent que justice soit faite

Policier sénégalais dans les rues de Dakar.
Policier sénégalais dans les rues de Dakar. AFP PHOTO/SEYLLOU
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Les victimes et familles de victimes de violences préélectorales de la présidentielle de mars dernier au Sénégal se rappellent au bon souvenir du gouvernement, à l’occasion d’une conférence de presse qui s’est tenue jeudi 6 septembre à Dakar. Réunies au sein d’un collectif suite à la mort de 9 manifestants et à des actes de torture sur 16 autres jeunes, elles demandent que les policiers qui ont pu commettre des exactions pendant la répression des manifestations anti-wade soient poursuivis.

Publicité

Un jeune qui se fait copieusement tabasser en marge d’une manifestation. Ces images tournées par une camera amateur, le collectif des familles de victimes de violences électorales a tenu à les montrer, preuves de la brutalité policière.

Pour le moment, 25 plaintes ont été déposées, et uniquement deux cas ont été réglés, comme le confirme Rokhiatou Gassama, présidente de ce collectif.

« Nous n’avons pas de suite. Il y a eu seulement deux cas, celui de Dakar et les deux de Kona. Les policiers sont en prison aujourd’hui. Mais le reste…rien du tout. On nous dit même qu’il y a des dossiers qu’on ne retrouve pas. Ce que nous voulons aujourd’hui, c’est que justice soit faite et que l’Etat du Sénégal prenne toutes ses responsabilités. On ne veut plus être patients ! Sinon, nous porterons ces dossiers au niveau de la cour de la Cédéao ».

Le collectif s’inquiète également pour les cinq jeunes arrêtés dans le quartier de Coloban en janvier dernier après la mort d’un policier lors d’une manifestation anti-Wade du M23.

Cheikh Moussa Camarra demande que ces jeunes soient jugés ou libérés. Il veut faire confiance aux nouvelles autorités.

« Pour nous, ces jeunes sont innocents. Et d’ailleurs parmi eux, il y avait donc un mineur qui vient d’être libéré faute de preuves. Donc, ces jeunes doivent recouvrer la liberté ! Et surtout que ces autorités qui, aujourd’hui dirigent ce pays-là, étaient dans ces manifestations convoquées par le M23, et qu’eux-mêmes ont subi des violences en ces temps. Ils ne peuvent pas oublier ça et on vient le leur rappeler aujourd’hui », a-t-il conclu.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail