Madagascar

Les violences dans les campagnes mettent les autorités malgaches dans l'embarras

Sur le marché de Ambatolampy à Madagascar.
Sur le marché de Ambatolampy à Madagascar. Photo: Wikipédia
Texte par : RFI Suivre
2 mn

A Madagascar, les autorités semblent bien embarrassées par les violences qui agitent les campagnes du sud et de l’ouest de la Grande Île. Les accrochages avec les voleurs de boeufs ont fait au moins 115 morts en une semaine, dont des gendarmes et des militaires. Certains d'entre eux venaient même d’arriver en renfort dans les zones rouges. A Antananarivo, les responsables des forces de l’ordre revoient leur stratégie anti voleurs.

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L’envoi d’une centaine de personnes en renfort, en début de semaine, n’a pas affaibli les « dahalos », ces bandes de voleurs de bœufs qui, depuis peu, n’hésitent pas à tuer. Jeudi 6 septembre au soir, quatre gendarmes et deux militaires tombaient sous les balles des malfaiteurs lors d’une course poursuite. Au moins une vingtaine de « dahalos » auraient aussi été tués, mais les informations sont parcellaires car les accrochages se déroulent dans des lieux très isolés.

En une semaine, les forces de l’ordre déplorent douze éléments tués dans leurs rangs, dont des commandants de gendarmerie. Les responsables s’interrogent sur cette déroute. « Il y a là une situation qu’on n’arrive pas à définir, affirme le porte-parole du ministère des forces armées, ce ne sont plus les "dahalos" traditionnels, ils ont une approche militaire. », ajoute-t-il. Les autorités semblent étonnées par le nombre de bandits et leur puissance de feu.

Une nouvelle tactique, « en réponse à ce nouveau mode d’action » est donc élaborée par les responsables militaires qui se sont réunis toute la journée du samedi 8 septembre au siège des forces armées. Une tactique offensive, mais qui ne s’appuiera pas seulement sur l’envoi de renforts, selon le porte-parole.

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