RDC / Justice

En RDC, la justice reporte le procès Chebeya après le sommet de la Francophonie

Floribert Chebeya sur Radio Okapi.
Floribert Chebeya sur Radio Okapi. AFP

En République démocratique du Congo, la nouvelle audience du procès en appel des policiers accusés de l’assassinat en 2010, à Kinshasa, du militant des droits de l’homme Floribert Chebeya et de son chauffeur Fidèle Bazana a été reportée, a-t-on appris ce mardi matin 11 septembre auprès des parties civiles. Elle devrait avoir lieu après le sommet de la Francophonie auquel doit participer le mois prochain le président français François Hollande. Pour les défenseurs des droits de l’homme, ce report est une décision avant tout politique.

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La Haute cour militaire avait prévenu qu’elle se donnerait du temps pour examiner les différentes requêtes, dont celle visant à inculper le général John Numbi, le chef de la police au moment des faits. Effectivement, elle se donne du temps : le procès est reporté au 23 octobre, soit plus d’un mois de délai. Pour les parties civiles, il s'agit d'une manœuvre visant à faire passer le sommet de la Francophonie et que les regards ne soient plus alors braqués sur la RDC.

Cela fait deux ans que les défenseurs des droits de l’homme se battent pour que l’on fasse la vérité sur l’assassinat de Floribert Chebeya et de Fidèle Bazana, le chauffeur et ami de Floribert.

De nouvelles révélations impliquant le général Numbi ont été faites par un des policiers accusés, actuellement en fuite, dans un témoignage recueilli par le cinéaste documentariste belge Thierry Michel. Des révélations que le ministère public et les avocats de l’Etat congolais ne veulent pas voir examinées.

Ce procès est placé sous une observation attentive des ambassades européennes qui ne ratent aucune audience, une pression devant laquelle la justice militaire cherche à gagner du temps, selon les parties civiles.

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