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Etats-Unis / Libye

Condamnations en chaîne après l’attaque du consulat américain en Libye

Les manifestants ont attaqué le consulat américain à Benghazi, avant d'y mettre le feu, le 11 septembre 2012.
Les manifestants ont attaqué le consulat américain à Benghazi, avant d'y mettre le feu, le 11 septembre 2012. REUTERS/Esam Al-Fetori
Texte par : Ursula Soares
7 mn

Les capitales étrangères ont condamné, ce mercredi 12 septembre, l’attaque survenue mardi soir contre le consulat des Etats-Unis dans la ville libyenne de Benghazi, et qui a coûté la vie à quatre Américains dont l’ambassadeur, Christopher Stevens. Parallèlement, les manifestations se multiplient à travers le monde arabe pour protester contre le film « L’Innocence des musulmans » jugé insultant pour l’islam et qui a motivé l’attaque.

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La Libye a présenté ses excuses aux Etats-Unis et au monde entier au lendemain de cette attaque survenue le jour du 11e anniversaire des attentats du 11-Septembre aux Etats-Unis. « Nous nous tenons aux côtés du gouvernement américain face à ces assassins », a notamment déclaré le président du Congrès général national (CGN) - la plus haute autorité politique du pays - Mohamed al-Megayef.

De son côté, le Premier ministre libyen, Abdelrahim al-Kib, a promis de tout faire pour amener les coupables devant la justice et a accusé les partisans de l’ancien régime kadhafiste, tombé en octobre 2011, d’être derrière cet acte.

Cette attaque est un nouvel épisode des actions perverses entreprises par les partisans de l’ancien régime.

Abdelrahim al-Kib

A Washington, le président américain, Barack Obama, a lui aussi condamné, fermement, l’attaque qu’il qualifie de « scandaleuse et choquante ». S’exprimant à la Maison Blanche, il a affirmé que les Etats-Unis travailleront, aussi, avec le gouvernement libyen pour traduire les meurtriers en justice. Barack Obama a également assuré que cette attaque ne rompra pas les liens entre Washington et Tripoli.

Cette attaque ne brisera pas le lien qui existe entre les Etats-Unis et la Libye.

Barack Obama

Et tandis que le Pentagone annonçait le déploiement, en Libye, d’une équipe de commandos Marines spécialisée dans la lutte anti-terroriste, les grandes capitales européennes telles que Paris, Londres et Berlin, ont elles aussi condamné l'attaque contre la représentation américaine, appelant les dirigeants libyens à agir pour enrayer la violence.

Le président français François Hollande, dans un communiqué, a demandé aux autorités libyennes de faire toute la lumière sur des crimes « odieux et inacceptables ». Propos relayé par le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius.

C’est absolument inacceptable et il faut que les autorités libyennes réagissent vite.

Laurent Fabius

Condamnation également, « dans les termes les plus fermes », du Conseil de sécurité de l’ONU. Les 15 pays membres ont estimé que ces actes étaient « injustifiables quelles que soient leurs motivations ».

Un film jugé anti-islam

Les protestations contre le film intitulé  L’innocence des musulmans et jugé insultant envers l’islam ont commencé à faire tâche d’huile. Des centaines de personnes ont manifesté, ce mercredi 12 septembre, dans plusieurs pays arabes.

En Tunisie, des militants salafistes ont été dispersés par la police lorsqu’ils tentaient de forcer le périmètre de sécurité autour de l’ambassade américaine, à Tunis. Les protestataires dénonçaient le film - réalisé par un israélien résidant en Californie – qui présente le prophète Mahomet comme un imbécile, un homme à femmes et un imposteur.

Rassemblements également, pour les mêmes raisons, à proximité du consulat des Etats-Unis, à Casablanca, au Maroc ; à Khartoum, au Soudan ou encore à Gaza, dans les Territoires palestiniens.

En Egypte, environ 3 000 personnes s’étaient déjà réunies, mardi soir, devant l’ambassade américaine, au Caire. Lors de ce rassemblement, les Frères musulmans avaient appelé à une nouvelle manifestation pour vendredi prochain. Après cette annonce, les autorités égyptiennes ont lancé un appel à la retenue.

Le film a également été condamné par certains pays musulmans. Ainsi, l’Iran l’a qualifié d'« ignoble » et la présidence afghane l’a jugé « inhumain et offensant ».

Le Vatican a, lui aussi, condamné « les offenses injustifiées et les provocations » contre les musulmans tout en jugeant la violence « inacceptable ».
 

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