Côte d'Ivoire

Inculpation en Côte d’Ivoire de l’ex-garde du corps de Simone Gbagbo

Capture d'écran d'un reportage diffusé par la RTI sur l'arrestation de «Séka Séka» en octobre 2011.
Capture d'écran d'un reportage diffusé par la RTI sur l'arrestation de «Séka Séka» en octobre 2011. RTI
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le commandant Anselme Séka Yapo, dit « Séka Séka », ancien aide de camp de Simone Gbagbo, a été inculpé jeudi 13 septembre. Le parquet militaire d’Abidjan a décidé de le poursuivre pour des faits commis durant la crise postélectorale de 2010-2011. Séka Séka a été arrêté le 15 octobre 2011 à l’aéroport Félix Houphouet-Boigny.

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« Assassinat, détournement et appartenance à une bande de malfaiteurs ». Ce sont les chefs d’inculpation qui ont été notifiés mercredi à Séka Séka par le parquet militaire.

Le commandant Anselme Séka Yapo, qui avait fui son pays après la chute du pouvoir de Laurent Gabgbo au mois d’avril de l’année dernière, avait été arrêté le 15 octobre à l'aéroport d'Abidjan, alors qu'il voyageait sous une fausse identité. Il a été sorti d’un avion en escale. Depuis cette date, il est en détention.

L’inculpation de Séka Séka jeudi ne concerne que son comportement de décembre 2010 à avril 2011. Mais l’ex-aide de camp de Simone Gbagbo est aussi suspecté d’avoir joué un rôle déterminant dans des crimes antérieurs à la crise postélectorale. Il a notamment été interrogé dans le cadre de l'enquête sur la disparition, en 2004 à Abidjan, du journaliste franco-canadien Guy-André Kieffer.

Le nom d’Anselme Séka Yapo est aussi cité dans l'enquête sur l’assassinat du général Robert Gueï. L’ancien président ivoirien a été tué deux ans après avoir quitté le pouvoir. Un crime commis dans des circonstances troubles le 19 septembre 2002, au début d’une mutinerie qui s’est transformée en rébellion.

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