RDC / Congo-Brazzaville

L'affaire du général Munéné, une épine dans les relations entre la RDC et le Congo-Brazzaville

Il y a deux mois, sur RFI, Faustin Munéné avait appelé à renverser le président Kabila par les armes.
Il y a deux mois, sur RFI, Faustin Munéné avait appelé à renverser le président Kabila par les armes. REUTERS/Finbarr O'Reilly

L'affaire du général Faustin Munéné, condamné par contumace à la prison à vie dans son pays, la RDC, pour complot contre la sécurité de l'Etat, reste une épine dans les relations entre la RDC et le Congo-Brazzaville. Ancien chef d'état-major des FARDC, il y est en effet réfugié depuis deux ans.

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Il y a deux mois, Faustin Munéné avait accordé une interview à RFI dans laquelle il appelait à renverser le président Joseph Kabila par les armes. Depuis, les autorités de Brazzaville, pour le moins embarrassées, l'ont placé sous haute surveillance. Et Kinshasa a renouvelé avec insistance sa demande d'extradition.

Du coup, les proches du général Munéné redoutent que les pressions de Kinshasa ne finissent par aboutir. Le sujet aurait été abordé le 12 septembre dernier lors d'une rencontre entre les deux chefs d'Etat à Oyo, résidence du président Sassou Nguesso. Pour Fanfan Fuamba Longa, secrétaire général de l’Armée de résistance populaire, le mouvement du général Munéné, « si le président Sassou décide de l'extrader, Kabila ne pardonnera jamais au général Munéné : il le fusillera ou le fera empoisonner ».

Nous sommes coupés de tout contact avec lui.

Fanfan Fuamba Longa

Raymond Zéphirin Mboulou, ministre congolais de l'Intérieur, affirme de son côté que son pays est en train d'étudier le dossier. 

Munéné n'a pas encore bénéficié du statut de réfugié [...]. Il est assujetti à un droit de réserve qu'il a transgressé.

Raymond Zéphyrin Mboulou

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