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Côte d'Ivoire

Procès de militaires pro-Gbagbo à Abidjan: un sergent-chef avoue avoir tué sur ordre

L'ancien général Brunot Dogbo Blé (c.) à son arrivée au tribunal, protégé par une escorte et un gilet pare-balles.
L'ancien général Brunot Dogbo Blé (c.) à son arrivée au tribunal, protégé par une escorte et un gilet pare-balles. REUTERS/Luc Gnago
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le procès d’anciens militaires pro-Gbagbo, lié à la crise postélectorale de 2010-2011, se poursuit en Côte d’Ivoire. Sept militaires sont concernés, dont deux sont en fuite. Ils comparaissent pour enlèvement, séquestration et assassinat du colonel à la retraite Adama Dosso, tué en mars 2011. L’audience de ce mercredi 3 octobre 2012 a été marquée par l’aveu d’un militaire.

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Le procès est entré aujourd’hui dans le vif du sujet, avec l’audition de deux prévenus. Le deuxième accusé entendu a reconnu avoir tiré sur le major-colonel Adama Dosso.

Le sergent-chef Jean-Noël Léon Lagaud a raconté en détail à la cour la fin de la journée de ce 12 mars 2011, fatale au colonel à la retraite : l’appel que le sous-officier a reçu du commandant Yagba Kipré, bras droit du général Dogbo Blé, qui lui a demandé de se joindre à deux autres sergents-chefs et à un autre sergent pour aller récupérer le colonel Adama Dosso sur un barrage où il venait d’être interpellé, puis d’aller l’éliminer... Comment ont-ils emmené le colonel Dosso hors d’Abidjan, comment il a tiré sur l’officier à la retraite, le retour à Abidjan pour rendre compte de leur mission, l’entrée dans le bureau du commandant de la Garde républicaine et ces questions du général Brunot Dogbo Blé : « C’est fait ? » Réponse : « Oui. » « C’est où ? » Réponse : « Sur l’autoroute, au PK 42. »

Après cet aveu, s’en est suivi l’interrogatoire du sergent-chef Jean-Noël Léon Lagaud, le président du tribunal cherchant à savoir si le général Brunot Dogbo Blé était bien le commanditaire du meurtre.

Cette deuxième journée du procès avait commencé par le rejet, par le tribunal, de la requête en annulation de la procédure, une demande faite hier par la défense, qui exige une enquête conduite par le parquet militaire, à qui il est reproché d’avoir présenté devant la cour militaire une enquête menée par un juge civil.

Le parquet du tribunal militaire jubile. La défense se dit « déçue », mais annonce qu’elle va saisir la Cour suprême.

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