Mali

L'ordre est revenu dans les rangs de la police malienne

Vue de la ville de Bamako.
Vue de la ville de Bamako. Source: Wikipédia

Coups de feu tirés en l'air, bataille rangée entre deux camps de policiers. L'alerte a été chaude, la semaine dernière, au Groupement mobile de sécurité de Bamako. La pomme de discorde entre gardiens de la paix se trouve être les promotions exceptionnelles accordées à certains, contestées par d'autres. Les décisions ont été finalement annulées, et l'heure semble plutôt être à l’accalmie.

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Face à la contestation grandissante au sein de la police malienne, les actes de promotions exceptionnelles accordées à des policiers maliens ont été annulés. Satisfaction au sein des corps de la police malienne comme l'indique le commissaire Osman Diallo, secrétaire de leur syndicat : « Aujourd'hui, nous sommes satisfaits. C'est un combat que nous avons mené au nom de la police malienne. Le décret et les deux arrêtés ont été retirés. C'est une irrégularité qui a été réparée. Aujourd'hui, tout est rentré dans l'ordre. »

Le président malien et son ministre de l'Intérieur, signataire des décisions de promotion, ont donc reculé. L'ex-junte aussi. Et pour célébrer les retrouvailles entre les deux camps opposés de la police, un repas de corps a été organisé. Invité vedette de ces agapes, le porte-parole de l'ex-junte, le capitaine Amadou Konaré, qui a insisté sur le respect de la légalité.

Et de l'avis des policiers qualifiés à tort ou à raison de pro ou d'anti-junte, à l'avenir, aucun homme en uniforme au Mali ne doit faire usage de son arme pour revendiquer ou défendre des droits.

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