Haïti

Haïti : le gouvernement se dit à l'écoute de la population mais réfute les accusation de corruption

Le Premier  ministre haïtien, Laurent Lamothe.
Le Premier ministre haïtien, Laurent Lamothe. DR.

Les autorités se disent à l'écoute de la population haïtienne. Depuis plus d'un mois, des manifestations d'opposition se tiennent régulièrement à Port-au-Prince et en province pour protester contre la vie chère. Le gouvernement s'est réuni le 14 octobre et a élaboré une stratégie pour faciliter les investissements étrangers et la création d'emploi. Le Premier ministre considère, par ailleurs, sans fondement les accusations de corruption portées contre le président Michel Martelly.

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Avec notre correspondante à Port-au-Prince, Amélie Baron

Laurent Lamothe sait que la majorité des Haïtiens survivent dans une pauvreté inhumaine  : la priorité du Premier ministre est de créer des emplois car, selon lui, 7 millions de personnes sont au chômage. Il tient à montrer que son gouvernement n'est pas sourd aux revendications de la rue.

« Nous entendons les manifestations, ce cri et nous agissons donc sur la question de la vie chère qui est la première préoccupation des manifestants. Le prix du riz a déjà commencé à baisser de 4,60%, et nous faisons différents changements dans notre politique de sécurité alimentaire pour stabiliser les prix sur le long terme. Sur la corruption, ajoute Laurent Lamothe, quand quelqu'un accuse il faut des preuves : vous ne pouvez pas accuser un président de la République de corruption sans pouvoir prouver ce que vous dites ».

Laurent Lamothe reconnait qu'Haïti est un des mauvais élèves en matière de corruption mais le gouvernement travaille avec l'organisation Transparency International pour combattre ce fléau qui freine les investisseurs étrangers.

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