Soudan / Soudan du Sud

Recrudescence des combats entre les deux Soudans en dépit des accords signés

Poignée de mains entre les présidents du Soudan Omar el-Béchir (g) et du Soudan du Sud Salva Kiir (d), à Addis-Abeba, le 14 juillet 2012.
Poignée de mains entre les présidents du Soudan Omar el-Béchir (g) et du Soudan du Sud Salva Kiir (d), à Addis-Abeba, le 14 juillet 2012. Photo AFP/Jenny Vaughan

Les accords entre Khartoum et Juba se suivent mais n'ont pas d'effet sur le terrain. Malgré la signature d'une nouvelle série d'engagements sur la sécurité et la coopération, les affrontements se poursuivent dans les états frontaliers entre les deux pays. Au Darfour, la situation inquiète également la mission conjointe Union africaine-ONU. Les clignotants sont à nouveau passés au rouge.  

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Dans les deux Etats soudanais, du Sud-Kordofan et du Nil Bleu frontaliers du Soudan du Sud, les affrontements ont repris il y a une dizaine de jours entre les rebelles et l'armée de Khartoum. Les militants du SPLM branche nord, alliés du Sudan du Sud pendant les 20 ans de guerre civile ont bombardé la ville de Kadugli. En riposte, affirme la rébellion, à des raids aériens et des bombardements des forces soudanaises.

Cette insurrection du SPLM nord dans l'Etat pétrolier du Sud-Kordofan est une source majeure de conflit entre  Khartoum et Juba. Juba qui est accusé de soutenir les rebelles.

Le dernier accord signé à la fin du mois dernier entre les deux présidents soudanais prévoit une zone démilitarisée le long de la frontière. Ce qui devrait en principe permettre de couper tous les groupes rebelles de leur soutien, de part et d'autre de la frontière.

Autre région du Soudan où les feux se réactivent, celle du Darfour. Au nord de cette région, des combats ont éclaté ces dernières semaines entre rebelles darfouris et forces gouvernementales mais également entre différentes communautés de la région.

Là encore, l'application de l'accord signé en juillet 2011 à Doha entre Khartoum et certains groupes rebelles est dans l'impasse. Toutes ces violences se soldent par la mort de nombreux civils et l'errance de milliers de déplacés sans que la communauté internationale ne trouve les moyens d'imposer une solution.

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