Egypte / Histoire

Egypte: cérémonie du souvenir à el-Alamein, bataille décisive de la Seconde Guerre mondiale

Le cimetière des soldats tombés à el-Alamein pendant la Seconde Guerre mondiale
Le cimetière des soldats tombés à el-Alamein pendant la Seconde Guerre mondiale REUTERS/Mohamed Abd El Ghany

Des dizaines d'anciens combattants et des délégations des pays des deux camps belligérants ont participé samedi 20 octobre 2012 à el-Alamein, en Egypte, à une cérémonie sur le champ de bataille même pour le 70ème anniversaire de ce célèbre épisode de la Seconde Guerre mondiale, qui fut un tournant décisif au profit des Alliés.

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Jean-Mathieu Boris, dernier vétéran français des batailles de Bir Hakeim et d'el-Alamein participait à la cérémonie du souvenir, le 20 octobre 2012.
Jean-Mathieu Boris, dernier vétéran français des batailles de Bir Hakeim et d'el-Alamein participait à la cérémonie du souvenir, le 20 octobre 2012. AFP/Khaled Dessouki

El-Alamein, un nom mythique à plus d'un titre. C'est d'abord l'une des plus grandes batailles de char de la Seconde Guerre mondiale, et c'est surtout le premier revers de taille pour les troupes de l'Axe.

Pourtant, le 23 octobre 1942, le général Erwin Rommel, commandant suprême de l'Afrika Korps allemand, est confiant. Il sait qu'il peut s'appuyer sur des troupes aguerries et sur du matériel robuste composé notamment des fameux chars Tigre, les engins blindés les plus puissants au monde.

Confiant, Bernard Montgomery, le général britannique, l'est tout autant. Il aligne davantage d'hommes et de chars que les Allemands et ses troupes ont déployé d'immenses champs de mines, obstacles très efficaces. Et surtout le général britannique a une botte secrète: ses services captent et décryptent tous les messages secrets de l'adversaire. Les plans de Rommel n'ont donc pas de secrets pour lui.

Du 23 octobre au 3 novembre 1942, c'est l'affrontement. Au total trente mille hommes y laisseront leur vie, mais Montgomery va réaliser une percée décisive et Rommel, surnommé «le Renard du désert» est contraint à une retraite précipitée.

Les Allemands qui depuis six mois menaçaient l'Egypte et le canal de Suez viennent d'essuyer leur premier grand revers et grâce à cette victoire, moins d'un an plus tard, les Alliés vont pouvoir prendre le contrôle de toute l'Afrique du Nord.

Sur la férocité de la bataille, écoutez le témoignage du dernier vétéran français d'el-Alamein.

... sur le moment, on ne se posait pas la question de l’utilité ou non de ce que l’on faisait…. On était là parce qu’il fallait le faire et après tout, une fois engagé, on ne décide plus rien… les gens qui vous disent qu’ils n’ont pas peur au combat sont des menteurs ou des fous. Quand vous voyez des copains qui se font descendre à côté de vous, c’est quelque fois très dur.

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