Madagascar

Madagascar : le Bureau de gestion des catastrophes devant la justice pour corruption

A Madagascar, la corruption est omniprésente et depuis la crise de 2009, elle ne cesse de gagner du terrain. Vendredi, les responsables du BNGRC, le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes, comparaissaient devant la justice. Ils sont notamment soupçonnés de détournements de fonds. Les accusés reconnaissent, eux,  des erreurs comptables.

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Alors que la saison des cyclones se rapproche sur la Grande IIe, c’est le bureau chargé de répondre aux catastrophes qui est dans la tempête. Après une dénonciation anonyme, ses responsables sont devant la justice. Parmi eux, Louis de Gonzague Rakotonirainy, le secrétaire executif du BNGRC. Favoritisme dans l’attribution de marché publics, enrichissement illicites ou encore détournements de fonds. Voilà quelques uns des chefs d’inculpation. Et il y a de nombreux éléments à charge, d’après le Bianco, le Bureau anticorruption qui a mené l’enquête en amont.

Faux, dit le ministre de l'Intérieur, le ministre de tutelle des prévenus. Selon, lui, il n’y a ni malversation, ni malhonnêteté. Il ne s’agit que d’anomalies comptables. Dans l’urgence, Des dépenses auraient été oubliées. L’urgence, c’est justement le métier du bureau de gestion des risques et des catastrophes.

Aux côtés des ONG, c’est lui qui, au titre de l’Etat malgache, est chargé d’intervenir et de coordonner l’aide lors des cyclones par exemple. Pour cela, de l’argent public lui est versé mais pas seulement. Plusieurs pays lui font des dons. L’année dernière son budget aurait été d’environ 5 millions d’euros.

Si une partie de cette somme a bel et bien était détournée, les responsables du BNGRC risquent une forte amende et de 6 mois à 3 ans de détention. Le verdict est attendu le 13 novembre.

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