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Mali

Mali : des experts internationaux élaborent le «concept stratégique» de l’intervention dans le Nord

Le ministre malien de la Défense Yamoussa Camara entouré d'experts militaires et d'officiels participant à la réunion de Bamako, le 30 octobre 2012.
Le ministre malien de la Défense Yamoussa Camara entouré d'experts militaires et d'officiels participant à la réunion de Bamako, le 30 octobre 2012. REUTERS/Adama Diarra
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Les experts de la Cédéao, de l’Union africaine, de l’Algérie, de l’Union européenne et des Nations unies sont réunis depuis mardi 30 octobre à Bamako pour plancher sur un plan d’opération qui sera présenté à l’ONU, fin novembre. But de l’opération : élaborer un « concept stratégique » pour organiser une éventuelle intervention dans le nord du Mali contre certains groupes armés. Cette intervention devient, semble-t-il, de plus en plus inévitable. L’opération aurait des cibles précises, et Ansar Dine pourrait être épargné.

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Le « concept stratégique d’intervention », en cours d’élaboration à Bamako, vise à mener une intervention militaire contre trois groupes de jihadistes dans le nord du Mali. Abdou Cheikh Touré, représentant de la Cédéao au Mali, explique : « On ne peut pas dialoguer avec un narcotrafiquant ! On ne peut pas dialoguer avec quelqu’un qui prend des otages humains ! On ne peut pas dialoguer avec des gens qui, délibérément, décident d’éteindre la nation malienne ! »

Le diplomate évoque particulièrement « le Mujao, Boko Haram, Aqmi, avec leur soutien principal qui est al-Qaïda. Il ne faut pas oublier que c’est al-Qaïda qui est derrière tout cela ! » A la question de savoir s’il y aura « la guerre », il répond : « C’est inévitable. »

Les régions de Gao et de Tombouctou, qui constituent les bases de ces groupes armés, pourraient donc être rapidement dans le collimateur de la force d’intervention. Quant aux autres mouvements armés, comme Ansar Dine et le MNLA, le dialogue devrait, ne serait-ce que pour un moment, se poursuivre. L’idée est de déconnecter ces groupes maliens des groupes étrangers.

Mais quelle que soit l’option arrêtée, les experts rencontrés ici veulent pouvoir répondre présent si une intervention militaire est nécessaire, dès le mois de janvier ou février prochain.

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