Tunisie

Tunisie: la police manifeste pour demander plus de moyens

Des policiers brandissant des pancartes dénonçant l’attaque contre un poste de police à Douar Hicher près de Tunis, le 31 octobre 2012.
Des policiers brandissant des pancartes dénonçant l’attaque contre un poste de police à Douar Hicher près de Tunis, le 31 octobre 2012. REUTERS/Zoubeir Souiss
Texte par : RFI Suivre
2 mn

En Tunisie, plusieurs centaines d’agents des forces de l’ordre ont manifesté ce jeudi 1er novembre devant le siège du ministère de l’Intérieur à Tunis. Les manifestants entendaient dénoncer les attaques dont ils seraient les victimes de la part des salafistes, et pour réclamer plus de moyens.Mercredi, la présidence de la République a annoncé la prolongation de trois mois de l'état d'urgence.

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En vigueur depuis les lendemains de la Révolution, il y a plus d’un an et demi, l’état d’urgence offre des pouvoirs exceptionnels au ministre de l’Intérieur et aux gouverneurs de régions. Autorisation ou non des manifestations, des grèves, mais aussi instauration des couvre-feux. Sa reconduction par la présidence intervient dans un contexte de très forte tension.

La veille, la banlieue déshéritée de Tunis s’embrasait, de nuit, dans le quartier de Douar Hicher. Des affrontements très violents ont opposé pendant plusieurs heures les forces de l’ordre à des groupes de jeunes, pour la plupart salafistes.

L’un de ces manifestants a d’ailleurs trouvé la mort dans l’attaque d’un commissariat de police de quartier. Pour repousser des assaillants armés, la police a tiré sur lui à balles réelles. Ses obsèques ont été célébrées mercredi 31 octobre, en présence de centaines de personnes.

Cette irruption de violence fait suite à l’arrestation, quelques heures plus tôt, d’un jeune que la police soupçonne d’avoir violemment agressé la veille dans le même quartier, un commandant de police à l’arme blanche.

Les forces de l’ordre tunisiennes se disent victimes, depuis plusieurs mois, de violences répétées. Chose inédite ce jeudi matin, des agents ont manifesté munis d’un brassard rouge, devant le ministère de l’Intérieur, pour demander plus de moyens pour agir.

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