Nigeria

Les sœurs Williams au chevet des droits des femmes au Nigeria

Les sœurs Williams, le 1er novembre 2012 à Lagos.
Les sœurs Williams, le 1er novembre 2012 à Lagos. TENNIS-WILLIAMS/NIGERIA REUTERS/Akintunde Akinleye
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Les deux stars américaines du tennis féminin mondial s'emploient à promouvoir les droits de femmes. Serena et Venus Williams sont en tournée en Afrique, dans le cadre d'un programme intitulé « Rompre avec la tradition », initié par un groupe américain de produits de grande consommation. Première étape : le Nigeria, où les deux ambassadrices sont arrivées mercredi 31 octobre 2012. Elles ont notamment visité un centre médical spécialisé pour le tennis, mais aussi une école, ce jeudi.

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Journée de classe peu ordinaire pour les jeunes filles du Government College d’Ikoyi, à Lagos. Au menu : une leçon sur la puberté, suivie d’une intervention insolite et personnelle, devant le tableau, des sœurs Venus et Serena Williams.

« Vous savez, il n’y a pas beaucoup d’Afro-américaines qui jouent au tennis, explique l'une des championnes à l'assistance. Nous n’aurions pas dû faire ce sport, mais nous y sommes arrivées ! Donc, allez de l’avant et croyez que vous pouvez y arriver. Croyez en vous ! »

Les deux Américaines, visiblement enchantées, ont chanté et discuté avec les collégiennes. Elles ont pris des photos, aussi. Puis elles ont dansé.

« Elles ne sont parties de rien »

Sorties des courts de tennis, les sœurs Williams entendent se servir de leur aura pour encourager les jeunes Africaines à surmonter le sexisme : « C’est la confiance en soi qui aide à faire ces petits pas. C’est important pour que ces jeunes filles aient beaucoup confiance en elles, pour faire ce qu’elles veulent et qu’elles se permettent de rêver. C’est pour ça qu’on est là. »

Cette visite aura duré à peine quarante minutes. Suffisant pour laisser les demoiselles en uniforme « baba ». Et qu’importe, si certaines ne connaissaient pas les sportives. Une star reste une star !

« J’étais tellement heureuse, tellement contente, j’étais là à crier : "Ah ! Pincez-moi, je rêve !", confie une élève. Elles ne sont parties de rien, et maintenant elles sont très connues et populaires ! » « Je ne les connaissais pas avant aujourd’hui, relate une autre. Plus tard, je veux être avocate pour réussir comme elles. »

Selon une étude britannique, dans l’indice des inégalités entre hommes et femmes, le Nigeria est classé au 118e rang sur 134 pays référencés. L'une des raison de ce retard est notamment la situation dans le nord du pays.

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