Niger

Une grève des magistrats paralyse les activités du tribunal de Niamey

Niamey
Niamey DR
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Les magistrats nigériens étaient en grève vendredi 2 novembre pour dénoncer une « affectation arbitraire » d'un de leurs collègues, Ahmed Abdoulaye, substitut du procureur de la République au tribunal de grande instance de Niamey. Le ministre de la Justice lui reproche son insubordination et, surtout, son implication dans un jugement mal rendu dans une affaire de trafic de cocaïne.

Publicité

Cette grève des magistrats a paralysé toutes les activités judiciaires au tribunal de grande instance de Niamey. Près de 400 militants du Syndicat autonome des magistrats du Niger (Saman) ont observé le mot d’ordre de grève.

Ahmed Abdoulaye, le magistrat attaqué, se défend : « Je ne suis pas impliqué dans cette affaire de drogue. On a géré des affaires de drogue, donc j’estime que la grève du Saman est une grève pour fixer des choses. C’est pour que des choses comme cela n’arrivent plus à l’avenir. Cela va vraiment dans le sens de la sauvegarde de l’indépendance des magistrats ».

Le ministre de la Justice Marou Amadou prévient que cette grève est illégale et que tous les grévistes verront leur salaire coupé. « Je n’ai pas voulu faire de grand déballage. Ils ont dit que ce monsieur était aussi impliqué dans une affaire d’indiscipline caractérisée. Il était aussi déjà impliqué dans une histoire de cocaïne, rapporte Marou Amadou. J’ai prévenu que cette grève n’était pas légale. Ceux qui la suivront verront leur salaire coupé au nom de la loi ».

Cette affaire de cocaïne défraie la chronique à Niamey. Des trafiquants nigérians transportant 1,5 kg de cocaïne ont été libérés par la justice moyennant une caution de deux millions de francs CFA seulement.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail