Mozambique

Mozambique: face aux menaces de la Renamo, le gouvernement accepte le dialogue

Afonso Dhlakama, lors de la présidentielle de 2009.
Afonso Dhlakama, lors de la présidentielle de 2009. Reuters
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le gouvernement mozambicain accepte d'ouvrir le dialogue avec les anciens rebelles de la Renamo dirigés par Afonso Dhlakama, qui a repris le maquis en octobre et menace de déstabiliser le pays. La Renamo, devenue le principal parti de l'opposition depuis la fin de la guerre civile il y a vingt ans, s'est fréquemment plainte de fraudes électorales depuis les premières élections multipartites de 1994. Aujourd'hui, elle réclame non seulement la transparence dans les élections, mais également la redistribution des richesses que le pays compte tirer des importantes ressources en charbon et en gaz.

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La douloureuse page de la guerre civile au Mozambique semblait définitivement tournée. Mais vingt-ans après, Afonso Dhlakama tente de réveiller les vieux démons. L’ancien rebelle se dit prêt à en découdre avec le pouvoir incarné par ses adversaires du Frelimo. Il exige la transparence dans les élections et revendique sa part de gâteau dans la redistribution des richesses du pays.

La Renamo, transformée en parti politique et qui siège au Parlement, avait tout d'un mouvement d'opposition respectable. Malheureusement pour elle, la formation d’Afonso Dhlakama est incapable d’enrayer son déclin dans les urnes. Le score aux dernières élections de son leader, quatre fois candidat malheureux à la présidentielle, est tombé à moins de 17 %.

Aujourd'hui, alors que les investisseurs se bousculent au Mozambique, attirés par ses énormes réserves en charbon et ses gisements gaziers off-shore découverts récemment, les appétits s’aiguisent. Et l'ancien commandant rebelle de menacer : « S'il le faut, nous détruirons le Mozambique », comme il l’affirme à qui veut l'entendre.

En réalité, les rares déçus de la paix qui l'ont suivi dans son aventure affichent une moyenne d'âge de 40 ans, voire beaucoup plus. Armés de vieux fusils d'assaut AK-47, leur colère est néanmoins palpable et le gouvernement, choisissant la prudence, a choisi de discuter. 

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