Madagascar

Madagascar : la SADC dénonce des atteintes aux libertés fondamentales dans le Sud

Leonardo Simao, médiateur de la SADC  dans la crise malgache.
Leonardo Simao, médiateur de la SADC dans la crise malgache. andryrajoelinaenaction.com
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Les autorités de transition de Madagascar sont interpellées par la SADC, la Communauté des Etats d'Afrique australe. L'organisation a fait part de ses inquiétudes concernant la situation dans le pays, comme l'avait fait récemment Amnesty international et plusieurs opposants. Une prise de position plutôt rare de la part de la SADC, médiatrice dans la crise malgache.

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Souvent jugée indécise et peu audible, la SADC, Communauté de de développement de l'Afrique australe, a cette fois-ci haussé le ton. Elle s’inquiète des atteintes aux libertés fondamentales, d’expression ou de manifestation. Elle condamne les intimidations dont sont victimes les journalistes.

L’organisation régionale se dit aussi préoccupée par la situation dans le sud du pays. Les forces de l’ordre, déployées pour lutter contre les voleurs de zébus, y sont soupçonnées d’exactions. Des accusations auxquelles la SADC semble croire. Les morts et les destructions de villages, sont dit-elle, regrettable.

Elle exhorte donc les autorités à respecter la feuille de route de sortie de crise qui fait office de constitution. Sans quoi, il sera impossible de sortir de « l’impasse actuelle ». Un vocabulaire diplomatique qui a du poids sur la Grande Ile.

Il y a un mois, la SADC, médiatrice dans la crise malgache, a dépéché deux missions. Leur but est d'évaluer si un retour de l’ancien président, Marc Ravalomanana, est possible. Car à six mois de l élection présidentielle, c’est toujours le principal point de blocage. Mais sur ce sujet précis, la SADC n’a pas dit un mot.

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