RDC

RDC: des policiers à Goma en prévision du retrait du M23

Policiers congolais de la RDC arrivant à Goma, le 30 novembre 2012.
Policiers congolais de la RDC arrivant à Goma, le 30 novembre 2012. REUTERS/James Akena
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Les rebelles congolais du M23 l'avaient promis, ils doivent entamer ce vendredi 30 novembre le retrait du gros de leurs troupes des positions récemment prises dans l'est de la RDC. Tandis que près de 300 policiers congolais sont arrivés ce matin dans Goma pour sécuriser la ville en prévision du retrait du M23. Et de son côté, l'armée régulière doit se redéployer samedi. 

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Le principal événement de ce vendredi est en fait, à Goma, l’arrivée d’un contingent de policiers en provenance de Bukavu, la capitale du Sud-Kivu. Près de 280 agents des forces de l’ordre, qui avaient fui la ville lors de l’entrée du M23 à Goma sont donc de retour.

Le M23 est entré à Goma avec sa logistique (...) et nous ne l'avons jamais contrôlée...

Madnodje Mounoubai

Mais pour l’instant, ils sont encore massés au port, dans le bateau qui les a transportés jusqu’ici, dans l’attente de leur déploiement en ville. Ceux-ci sont protégés par des casques bleus de la Monusco.

Les conditions de ce déploiement ne sont pas encore connues. Comment vont-ils travailler avec leurs confrères restés sur place ? Et qui pourrait être accusé d’avoir collaboré avec l’ennemi ou bien avec les policiers affiliés au M23 ? Bien des questions restent en suspens.

Et le risque de voir deux administrations parallèles se mettre en place, ou bien encore des règlements de compte éclater, existe réellement.

Concernant maintenant le retrait militaire du M23, celui-ci est encore timide. Des munitions étaient sorties de Goma, à Saké, au sud de la ville, le détachement a été allégé et plusieurs officiers de la rébellion confirment que l’ordre de retourner sur des positions, à vingt kilomètres de Goma, a été donné.

Cela dit, des soldats du M23 sont encore présents à Goma, et d’après les sources au sein du mouvement, on discute beaucoup à l’intérieur de la rébellion pour savoir si il faut ou non tenir compte des déclarations du chef d’état-major de l’armée congolaise, promettant la guerre pour ramener la paix.

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