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Tchad / France

A Paris, Idriss Déby parle de «confusion totale» au sujet du Mali

François Hollande (à droite) et Idriss Déby, le 5 décembre 2012 à Paris.
François Hollande (à droite) et Idriss Déby, le 5 décembre 2012 à Paris. REUTERS/Philippe Wojazer
Texte par : RFI Suivre
5 mn

Le président tchadien est en France. Idriss Deby a été reçu à l'Elysée ce mercredi après-midi. Mise à part une conversation téléphonique en juillet, les deux hommes ne se sont jamais rencontrés en tête-à-tête depuis l'élection de François Hollande en mai 2012.

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Roulement de tambour et musique de la Garde républicaine. Il est 15 heures lorsque la limousine du président Idriss Déby pénètre dans la cour du palais de l'Elysée.

Sous une pluie fine, le chef de l'Etat tchadien passe la Garde en revue, et est accueilli par son homologue François Hollande. Longue poignée de main entre les deux hommes, qui s'entretiennent ensuite pendant une heure.

Dès sa sortie, le chef de l'Etat tchadien dénonce la « confusion totale » qui entoure l'éventuel déploiement d'une force internationale au nord du Mali.

Il faudra aussi que les Maliens nous disent ce qu'ils veulent, que la Cédéao nous dise quelle démarche, quelle feuille de route... Il y a une confusion totale

Idriss Déby

Interrogé sur la disparition, depuis quatre ans, de l'opposant tchadien Ibni Oumar Mahamat Saleh, le président Déby balaye la question d'un revers de main...

Plus de 700 Tchadiens ont été tués entre le 28 et le 3 février 2008

Idriss Déby

Sur le dossier de l'Arche de Zoé, actuellement devant les tribunaux à Paris, il fait en revanche une mise au point ferme.

Je n'ai jamais, je dis bien bien jamais, pris un acte graciant les responsables de l'Arche de Zoé. Que cela soit bien compris. Nous avons un accord juridique avec la France. Ils ont été condamnés, et j'ai respecté l'accord juridique. Les enleveurs des enfants ont été libérés sans nous demander. C'est une violation de l'accord. Je ne l'ai jamais dit mais aujourd'hui je le dis, c'est une violation de l'accord. En principe, les enleveurs des enfants doivent non seulement faire de la prison en France, mais doivent aussi payer les 6 millions d'euros d'indemnisation des enfants.

Idriss Déby

La visite du numéro un tchadien se poursuit jeudi par un déjeuner au Medef, avec des acteurs de l'organisation patronale française.

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