Sénégal

Le PDS, parti de l’ex-président sénégalais Abdoulaye Wade, de retour en scène

Karim Wade à la tribune de la manifestation du PDS jeudi 6 décembre 2012.
Karim Wade à la tribune de la manifestation du PDS jeudi 6 décembre 2012. RFI/Carine Frenk

C’était sa première manifestation depuis sa défaite à la présidentielle de février-mars dernier : le Parti démocratique sénégalais (PDS), formation de l’ex-président sénégalais Abdoulaye Wade, a rassemblé plusieurs centaines de militants jeudi 6 décembre place de l’Obélisque à Dakar. L’occasion de dénoncer la vie chère mais aussi et surtout le «harcèlement» dont les dignitaires de l’ancien parti au pouvoir se disent victimes, eux qui sont poursuivis dans le cadre des enquêtes sur l’enrichissement illicite.

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Quand Abdoulaye Wade était opposant, il avait fait de la place de l’Obélisque le lieu de la contestation. Jeudi 6 décembre, pour sa première manifestation depuis son retour dans l’opposition, son parti le PDS a voulu revenir aux sources.

À la tribune, Oumar Sarr le coordinateur, Karim Wade le fils de l’ex-président, mais aussi Samuel Sarr et Madické Niang, deux anciens ministres, tous deux convoqués ce vendredi 7 décembre à la gendarmerie dans le cadre des enquêtes sur l’enrichissement illicite.

Des centaines de militants rassemblés place de l'Obélisque pour la première manifestation du PDS depuis son retour dans l'opposition.
Des centaines de militants rassemblés place de l'Obélisque pour la première manifestation du PDS depuis son retour dans l'opposition. RFI/Carine Frenk

« C’est assez important que les Sénégalais restent toujours des sentinelles qui sont promptes à défendre la démocratie, a affirmé Madické Niang. Notre bataille, c’est que justice soit faite, et que cette justice soit la même pour tout le monde. Je suis serein [pour me rendre à la gendarmerie, NDR] mais déterminé à faire éclater la vérité. Nous ne nous sommes pas servis de ce pays. Nous avons servi ce pays ».

La place de l’Obélisque n’a pas fait le plein jeudi mais des centaines de militants ont fait le déplacement. « Nous disons non à l’injustice, nous disons non à la persécution, clame un militant. Ce qui nous dérange c’est que des voleurs crient aux voleurs. C’est ça le problème. Nous sommes en train de tuer l’opposition au Sénégal. Nous sommes dans un pays démocratique ! Ce n’est pas possible ».

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