Gabon

A peine formée, la coalition d'opposition se fracture

Le 26 novembre 2012, à Libreville, la famille de l'UFC était au grand complet, autour notamment de Zacharie Myboto (4e gauche) président de l'Union nationale. Moins d'un mois plus tard, elle éclatait.
Le 26 novembre 2012, à Libreville, la famille de l'UFC était au grand complet, autour notamment de Zacharie Myboto (4e gauche) président de l'Union nationale. Moins d'un mois plus tard, elle éclatait. AFP PHOTO / XAVIER BOURGOIS

La principale coalition de l’opposition gabonaise explose. L’Union des forces du changement (UFC) s’est fracturée en deux tendances. L'une, toujours appelée UFC et dirigée par Louis Gaston Mayila et l’autre, l’Union des forces de l’alternance (l’UFA) créée jeudi 13 décembre à Libreville.

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L’unité de l’opposition, tant souhaitée pour terrasser le Parti démocratique gabonais au pouvoir, n’a été qu’un feu de paille.

Le 10 septembre, après un retranchement de trois jours à Mouila, au sud du Gabon, l’opposition annonce triomphalement la création de l’Union des forces du changement.

L’UFC regroupe tous les partis de l’opposition, un exploit jamais réalisé. Depuis Mouila, la nouvelle force politique fixe ses objectifs, la tenue d’une conférence nationale souveraine devant déboucher sur l’organisation des élections générales, pour chasser du pouvoir le parti de l’actuel chef de l’Etat, Ali Bongo. Cependant, deux semaines après sa création, l’UFC est hanté par le démon de la division.

Louis Gaston Mayila, président de la plateforme est jugé trop proche du pouvoir. Il est exclu deux mois plus tard. Mais Mayila ne se laisse pas faire. Il demande et obtient la reconnaissance de l’UFC par le ministère de l’Intérieur.

La tendance de Mayila compte neuf partis, contre onze pour l’UFA.

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