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ANC / Elections

Cyril Ramaphosa, le retour du dauphin ?

Cyril Ramaphosa, le 4 février 2012.
Cyril Ramaphosa, le 4 février 2012. AFP PHOTO / Moeletsi Mabe

L’une des figures de l’ANC, l’un des Sud-Africains les plus riches du pays, Cyril Ramaphosa, âgé de 60 ans, pourrait devenir vice-président du parti au terme de cette conférence.

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Cyril Ramaphosa a longtemps été considéré comme le dauphin de Nelson Mandela.
Au sein de l’ANC, mais aussi en dehors, il est auréolé de ses années de lutte contre l’apartheid, quand à la tête du syndicat national des mineurs il a mis les patrons blancs à genoux à l’issue d’une grève très dure. Il n’a jamais été en exil, mais a su tisser des liens avec de nombreux dirigeants exilés.

Il a participé aux négociations pour mettre fin au régime d’apartheid. Ancien secrétaire général de l’ANC, beaucoup pensaient qu’il deviendrait président. Mais c’est Thabo Mbeki qui a finalement été choisi, et Cyril Ramaphosa s’est éloigné de la politique pour se consacrer aux affaires.

Il est même devenu l’un des hommes les plus riches du pays. Son groupe, Shanduka, détient des intérêts dans l’énergie, les mines, la banque, l’assurance et les télécoms. Il est président du groupe Bidvest et du géant des télécoms, MTN.

Certains y voient un avantage : son immense richesse le préserverait de toute tentation en politique, dans un ANC régulièrement entachée par les affaires de corruption. Pour d’autres, Cyril Ramaphosa a vendu son âme.

En effet, il siège notamment au conseil d’administration de Lonmin, la compagnie minière qui exploite le platine à Marikana, là où la grève du mois d’août dernier s’est soldée par la mort de près de 50 personnes, dont 34 tuées par la police. Vingt-quatre heures avant que la police n’ouvre le feu sur les manifestants, il a envoyé un email à un cadre de Lonmin dans lequel il écrit que les mineurs en grève sont des criminels et qu’il faut prendre des mesures appropriées pour régler la situation.

Même s’il n’a évidemment pas appelé les forces de l’ordre à tirer, ses adversaires politiques ont utilisé ses propos pour démontrer qu’il n’était plus du côté des travailleurs, mais du côté du pouvoir et des patrons. Dernièrement, Jacob Zuma a affirmé à la presse qu’il travaillerait volontiers avec Cyril Ramaphosa comme vice-président. Cela suffira-t-il à le convaincre de revenir en politique ?

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