France / Travail

Discrimination: la SNCF attaquée en justice par les salariés marocains ou d'origine marocaine

Guillaume Pepy, président de la SNCF.
Guillaume Pepy, président de la SNCF. (Photo : Pierre Verdy/AFP)

Cinquante-huit Marocains, ou Français d'origine marocaine, attaquent la SNCF pour discrimination ce lundi 17 décembre 2012 devant un tribunal parisien. Ils réclament de l'ordre de 300 000 à 450 000 euros de dédommagement par personne. Salariés ou anciens salariés de cette entreprise publique des chemins de fer, ils n'ont jamais obtenu le statut de cheminot, plus favorable.

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L'audience concerne 58 salariés ou retraités de la SNCF, Marocains ou naturalisés Français, recrutés au Maroc entre 1972 et 1974. Mais en réalité, ce sont quelque 800 personnes qui sont concernées.

Employés comme contractuels et donc de droit privé, ils estiment avoir été victimes de discrimination de la part de leur employeur en n'obtenant pas le statut de cheminot, plus avantageux notamment en matière de retraite. Ce statut de cheminot a longtemps été réservé aux Français et il n'est toujours pas accessible aux personnes recrutées au-delà de l'âge de 30 ans.

Les plaignants expliquent que ce statut leur a été refusé au début parce qu'ils n'étaient pas Français, et quand ils sont devenus Français, pour certains d'entre eux, parce qu'ils étaient trop vieux pour l'obtenir. Enfin on a refusé de réviser leur situation au motif qu'il était devenu trop tard pour revenir en arrière. La SNCF souligne la multiplicité des cas particuliers que recouvre ce dossier. Et de fait, vu sa complexité, les juges devraient renvoyer le délibéré à plusieurs semaines voir plusieurs mois.

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