ANC / Elections

Congrès de l'ANC: Jacob Zuma réélu à la tête du parti avec 75% des voix

Jacob Zuma célèbre sa victoire. A sa droite, Cyril Ramaphosa, le nouveau vice-président de l'ANC.
Jacob Zuma célèbre sa victoire. A sa droite, Cyril Ramaphosa, le nouveau vice-président de l'ANC. REUTERS/Mike Hutchings

En Afrique du Sud, les délégués présents au congrès de l'ANC à Bloemfontein ont reconduit le président Jacob Zuma comme dirigeant du parti, en dépit de vives critiques. Les quelque 4 000 délégués ont voté dans la nuit du 17 au 18 décembre. Un résultat sans surprise. Cyril Ramaphosa est quant à lui nommé vice-président du parti.

Publicité

Sans surprise, avec 75% des voix, Jacob Zuma a été très largement réélu à la tête du parti. Malgré les scandales sur sa vie privée et sur ses finances, les délégués ont voté pour lui. Le président maîtrise très bien l’appareil de l’ANC. Et comme le souligne le politologue Adam Habib, il arrive, malgré ces scandales, à se poser en victime et à garder le soutien des classes populaires.

Jacob Zuma garde la tête de l’ANC pour les cinq prochaines années, ce qui le place en bonne position pour briguer un deuxième mandat à la tête du pays. Ses partisans ont évidemment célébré bruyamment cette victoire, aux cris de « Change boom », voulant dire par là que les tenants du changement s’étaient effondrés.

Le changement le plus notable peut-être, dans cette équipe dirigeante, est l’arrivée de Cyril Ramaphosa au poste de vice-président du parti. Il a longtemps été considéré comme le dauphin de Nelson Mandela. Il a été secrétaire général de l’ANC au début des années 90, avant de s’éloigner de la politique pour se consacrer aux affaires.

Son retour est un signe qui rassurera sans doute les investisseurs étrangers, et qui laissera un goût amer aux mineurs sud-africains, puisque Cyril Ramaphosa siège au conseil d’administration de Lonmin, la compagnie minière qui exploite la mine de Marikana, où il y a eu cette tuerie sanglante au mois d’août dernier. Ironie de la chose, c’est un milliardaire qui devra mettre en œuvre la politique de transformation économique voulue par l’ANC. Une politique qui vise à réduire le fossé entre les riches et les pauvres, dans l’un des pays les plus inégalitaires au monde.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail