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MALI

Le Premier ministre du Mali passe les troupes étrangères en revue

Le Premier ministre malien Diango Cissoko avec des militaires français le 19 janvier 2013.
Le Premier ministre malien Diango Cissoko avec des militaires français le 19 janvier 2013. REUTERS/Eric Gaillard
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Diango Cissoko, le Premier ministre malien, a rendu visite le 19 janvier aux militaires qui ont été blessés au nord du pays, mais aussi aux contingents étrangers présents à Bamako (des Togolais, des Béninois, des Nigérians et des Français). Une visite de bienvenue, à la fin de laquelle le Premier ministre s’est dit « impressionné » par le dispositif déployé.

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Sous un soleil de plomb, dans la cour de l'école de gendarmerie de Bamako, dans le quartier de Faladié, les soldats togolais, à côté de quelques Béninois arrivés la veille, accueillent le Premier ministre malien Diango Cissoko en fanfare. « Pour le Togo, pour le Mali, nous serons là, nous serons là », chantent les militaires.

Vient ensuite la revue des troupes. Le Bénin a envoyé les premiers de ses 300 soldats promis au Mali, tandis que le contingent togolais compte déjà une centaine de militaires à Bamako, sur une force de 500 à 700 hommes au total. Des troupes aguerries, comme le précise le colonel Kpa Kpa Dia, commandant de ce contingent : « Ces hommes et femmes qui sont arrivés dans votre pays ont suivi une formation spécifique à Lomé pendant cinq mois avec l'aide de la France et des Etats-Unis ».

A quelques kilomètres de là, sur la base aérienne 101 de Sénou, le Premier ministre rencontre ensuite un bataillon nigérian, le premier d'une force de 900 hommes promise par les autorités d'Abuja. Arme en bandoulière et casque sur la tête, certains soldats ont déjà combattu les islamistes nigérians dans le nord de leur pays, et affichent un air plus que déterminé.

La visite se poursuit à l’aéroport, où se trouve une partie du contingent français, fort de 1 400 hommes, et qui doit être porté à un total de 2 500 soldats. Le colonel Frédéric Gout, qui commande la force hélicoptère déployée au Mali, explique : « Ici, sur ce parking, on est en pleine préparation. Les hélicoptères ont été remontés, ils sont aptes au vol, on a commencé à travailler et très prochainement, on sera déployés en mission opérationnelle. »

Les explications sont détaillées pendant de longues minutes devant chaque appareil. Le Premier ministre est impressionné et le fait savoir… « C'est impressionnant tout ça, je pense que ça va servir. Cela va dissuader, aussi. » Le colonel Frédéric Gout renchérit : « Oui, vous avez raison, le premier argument c'est de dissuader, bien entendu. »

« Avec tout ce que j’ai vu, je dormirai certainement mieux ce soir », confie Diango Cissoko, à l’issue de sa visite.

Je pense que le plus dur est passé pour nous, grâce à la France, grâce à la Cédéao, à l'Union africaine, à l'Union européenne, à l'Organisation des Nations unies, et surtout son Conseil de sécurité

Diango Cissoko

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