Madagascar

L'UE et l'ONU peu enclins à laisser Rajoelina organiser des législatives avant la présidentielle

Andry Rajoelina à l'aéroport d'Antananarivo, en avril 2012.
Andry Rajoelina à l'aéroport d'Antananarivo, en avril 2012. RFI/Marie Audran
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Ban Ki-moon salue à son tour la décision prise par Andry Rajoelina de ne pas se présenter à l’élection présidentielle prévue en mai prochain à Madagascar. Le secrétaire général de l’ONU souligne également la nécessité de respecter le calendrier électoral établi. Lors de son annonce, le président de la transition malgache avait émis le souhait d’organiser le scrutin législatif avant la présidentielle. Un scénario qui lui offrirait de nombreux avantages, même si sa mise en œuvre semble improbable.

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A moins de quatre mois du premier tour de la présidentielle et du scrutin législatif, le souhait exprimé par Andry Rajoelina s’est vu opposer un véto des Nations unies comme de l’Union européenne, principal contributeur international pour l’organisation des élections à Madagascar.

Car la tenue de législatives avant la présidentielle ne ferait pas que remettre en cause un calendrier électoral accepté par tous. Pour le politologue Harimanana Raniriharinosy, elle profiterait directement au président de la transition.

« Ca veut clairement dire qu'il cherche à tout prix à s'imposer unilatéralement, considère-t-il. Que ces élections aient lieu ou non, ce n'est pas sa préoccupation principale, puisqu'il a déjà fait quatre années de mandat. Je crois que c'est essentiellement un grand stratagème pour rester davantage au pouvoir. »

Prolonger la transition, ou préparer une reconversion ? D’autres analystes font l’hypothèse qu’en organisant les législatives avant la présidentielle, Andry Rajoelina pourrait profiter des ses fonctions pour faciliter la victoire de sa formation. Avec l’espoir, peut-être, de jouer un rôle de premier plan dans le nouveau gouvernement.

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