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Tunisie

Crise politique en Tunisie: la population entre colère et recueillement

Une femme manifeste devant l'ambulance transportant le corps de Chokri Belaid
Une femme manifeste devant l'ambulance transportant le corps de Chokri Belaid REUTERS/Zoubeir Souissi
Texte par : RFI Suivre
5 mn

Ce vendredi 8 février 2013 sera à nouveau une journée sous haute tension en Tunisie, avec notamment les funérailles de Chokri Belaïd, cet opposant assassiné mercredi 6 février à Tunis. Les autorités ont d'ailleurs lancé un appel au calme après les violences de ces derniers jours. L’inquiétude est bien palpable avec des manifestations qui sont prévues et surtout une grève générale aujourd’hui.

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Tunis se réveille dans le calme et l’inquiétude pour cette journée de deuil national potentiellement explosive. Dès la mi-journée, se dérouleront les funérailles du militant Chokri Belaïd, assassiné mercredi. Ces funérailles coïncident avec la grève générale pour dénoncer la violence politique en Tunisie. Une première depuis près de trente ans.

Cette grève générale sera sans aucun doute très suivie. Elle répond à l’appel de la quasi-totalité des forces de l’opposition, mais aussi et surtout, du puissant syndicat Union générale tunisienne du travail. L’UGTT est vraiment la seule institution tunisienne capable de faire descendre dans la rue des dizaines de milliers de personnes. Elle l’a déjà démontré dans le passé, notamment pendant la révolution où son rôle fut décisif.

Stop à la violence ! Le gouvernement doit être responsable de la sécurité de la société civile et des partis politiques.

Anouar Nkadour

Cependant aujourd’hui, l’UGTT n’appelle pas à manifester, mais simplement à rendre hommage au militant assassiné et à dénoncer la violence politique dont est responsable, selon le syndicat, le parti islamiste Ennahda, au pouvoir depuis plus d’un an.

On demande, une nouvelle fois, la dissolution des ligues, qui sont soutenues directement par Ennahda.

Anouar Nkadour

Fortes perturbations

En raison de cette grève générale, de fortes perturbations sont déjà constatées dans le trafic aérien, avec de nombreux vols vers la Tunisie annulés. De son côté, la France a déjà fermé aujourd’hui tous ses établissements scolaires en Tunisie par mesure de précaution.

Ce jeudi, quelques heurts très sporadiques ont éclaté dans le centre de la capitale Tunis entre des jeunes et les forces de l’ordre, mais rien à voir avec les violences de la veille dans lesquelles un policier avait trouvé la mort. En revanche, des violences plus importantes ont eu lieu à l’intérieur du pays, notamment à Gafsa, à Sfax, mais aussi dans la ville très enclavée de Siliana.

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