Nigeria

Nigeria: le groupe Ansaru affirme avoir tué sept otages étrangers

La ville de Bauchi, au Nigéria.
La ville de Bauchi, au Nigéria. AFP/Tony Karumba/File

Le groupe islamiste Ansaru, faction dissidente du groupe Boko Haram, a revendiqué samedi 9 mars l’assassinat de sept otages étrangers enlevés dans le nord du Nigeria le 17 février dernier. L’information, diffusée par le SITE, organisation américaine de «surveillance de la menace jihadiste», n’a pour l’instant été formellement confirmée ni par les autorités de Lagos, ni par les pays dont étaient originaires les otages.

Publicité

Avec notre correspondante à Lagos,

D'après SITE, un groupe américain de surveillance des sites islamistes, Ansaru a déclaré dans un communiqué en arabe et en anglais avoir tué les sept otages étrangers qui travaillaient pour une entreprise libanaise de construction, la SETRACO.

Il s'agirait de deux Libanais, deux Syriens, un Grec, un Italien et un Britannique, qui avaient été enlevés dans la nuit du 16 au 17 février dernier, dans l'Etat de Bauchi, dans le nord du Nigeria.

Vingt-quatre heures après, les islamistes d'Ansaru avaient revendiqué l'enlèvement. Le groupe aurait déclaré avoir tué les otages suite aux « exactions » et aux actions menées pour tenter de les libérer. « Les opérations des gouvernements britanniques et nigérians ont entrainé la mort des sept otages chrétiens étrangers », dit le texte.

Pas de confirmation de l'armée

Le communiqué ne précise pas où ils étaient retenus ni où ils ont été tués. Mais le groupe a joint des images extraites d'une vidéo. Une des séquences, plutôt floue, montre un homme armé, debout à côté de plusieurs corps la face contre terre.

Pour l'heure, l'armée nigériane dit n'avoir aucune information au sujet de tels meurtres. En décembre dernier, Ansaru avait revendiqué l'enlèvement de l'ingénieur français Francis Colomb, dans l'Etat de Katsina. Mais il ne ferait donc pas partie des otages exécutés.

Des précédents dramatiques

Les prises d’otages dans le nord du Nigeria ont beau être récentes, elles sont de plus en plus fréquentes et se sont toutes, jusque là, terminées dans un bain de sang.

Les deux ingénieurs, un Britannique et un Italien, enlevés dans l’Etat de Birnin Kebbi, en mai 2011, avaient été tués par leurs ravisseurs au cours d’une tentative de libération manquée, l’année dernière.

L’expatrié allemand enlevé à Kano en janvier 2012, avait lui aussi été exécuté dans des circonstances similaires.

Alors faut-il intervenir ? Et si oui, comment ? Interrogé début mars sur le sort des sept Français, et probablement détenus dans le nord-est du Nigeria, le président Goodluck Jonathan avait souligné à quel point il était difficile de libérer des otages dans le pays.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail