Soudan / Darfour

Soudan: conférence internationale pour la reconstruction du Darfour

Scène de la vie quotidienne dans le camp de réfugiés de Abu Shouk, à El Fasher, Darfour-Nord, mars 2013.
Scène de la vie quotidienne dans le camp de réfugiés de Abu Shouk, à El Fasher, Darfour-Nord, mars 2013. Reuters/Albert Gonzalez Farran
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Une conférence internationale de donateurs pour le Darfour s'ouvre ce dimanche 7 avril à Doha. Cette région de l'Ouest du Soudan, est ravagée par la guerre depuis dix ans. Un conflit qui a fait des dizaines de milliers de morts, et 1 million 500 000 déplacés. Un accord avait été signé en 2011 pour la paix, mais le conflit est loin d'être réglé et les violences se poursuivent. Samedi, des réfugiés ont défilé dans leur camp près d'El Fasher, capitale de l'Etat du Darfour-Nord, et dans le camp de Kalma dans le Darfour-Sud pour protester contre l'insécurité. C'est dans ce contexte que les participants de cette conférence vont parler de reconstruction. 

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Avec notre correspondante à Doha, Laxmi Lota

Localisation du Darfour
Localisation du Darfour (Carte : C. Wissing / RFI)

Au Darfour, l'insécurité persiste sur le terrain. Samedi 6 avril, des manifestants se sont rassemblés un peu partout dans la région pour réclamer la fin des violences. Ils contestent également l'accord de paix signé à Doha en juillet 2011. D'importants groupes rebelles ont refusé de signer ce texte qui n’a permis que des progrès limités, selon le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki Moon.

Ce dimanche, quelque 400 représentants d'organisations caritatives et de gouvernements sont à Doha pour évoquer un projet de développement durable pour le Darfour. Un projet évalué à 7,2 milliards de dollars sur six ans. Il faut construire des routes, des ponts, des accès à l'eau, développer l'agriculture, permettre aux gens de « reconstruire leurs vies et de devenir autonomes", dit un responsable du PNUD, le programme des Nations unies pour le développement.

Mais "Que vont-ils faire de l'argent s'il n'y a pas de sécurité ?", s'interroge un militant de la société civile. Le responsable du PNUD reconnaît que « c'est un climat difficile pour mobiliser des ressources". Il espère tout de même obtenir des donateurs au moins 177 millions de dollars pour financer des travaux d'urgence.

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