RDC

RDC: l’ONU maintient sa volonté d’intervenir, malgré les menaces du M23 sur les civils

Des soldats du M23, à Bunagana, le 7 mars dernier.
Des soldats du M23, à Bunagana, le 7 mars dernier. AFP PHOTO/ ISAAC KASAMANI

Le mouvement rebelle M23 mène une campagne tous azimuts. Il a écrit aux parlementaires sud-africains pour qu’ils dissuadent leur armée de participer à la brigade d’intervention des Nations unies dans l’est de la RDC. Un courrier a également été adressé au coordonnateur humanitaire des Nations unies en RDC, pour le prévenir des risques que fait peser une éventuelle intervention sur les populations civiles. Au siège de la Monusco à Kinshasa, on ne veut pas se laisser intimider.

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Aux Nations unies, on n’apprécie pas beaucoup les préventions du M23 pour la sécurité des populations civiles et contre la brigade d’intervention.

Le porte-parole de la Monusco, Manodje Monoubai, estime que ces mises en garde sont malvenues, émanant d’un mouvement rebelle. « Je trouve quand même un peu bizarre le message contenu dans cette lettre, parce que nous savons que le M23 est à l’origine de la crise. Ils sont les premiers responsables de l’insécurité et de l’augmentation du nombre de déplacés dans les zones qu’ils occupent », pointe le responsable.

La Monusco se dit prête à l'intervention

La Monusco se prépare à accueillir les nouvelles troupes dans les jours qui viennent, et à les aider. « Nous avons une cartographie précise de la localisation des groupes armés. Cette cartographie est un outil précieux qui nous permettra justement, une fois que cette brigade sera là, de mener les actions nécessaires pour neutraliser les groupes armés », insiste le colonel Basse, porte-parole militaire de la Monusco.

Les Nations unies gardent cependant un œil sur Kampala, dans l'espoir d’une éventuelle solution politique.

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