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L’Afrique affiche une croissance en hausse mais la pauvreté résiste

L'Afrique dispose d'une population jeune et d'une classe moyenne en plein développement.
L'Afrique dispose d'une population jeune et d'une classe moyenne en plein développement. Getty Images / Jaco Wolmarans
Texte par : RFI Suivre
2 mn

À Washington, en marge de l'assemblée de printemps du FMI et de la Banque mondiale, les dirigeants africains et les institutions financières adressent un satisfecit à l'économie du continent. L'Afrique subsaharienne devrait connaître une croissance de 5,6% en 2013, estime le FMI dans ses prévisions. Les investissements étrangers continuent de progresser, mais cette croissance ne suffit pas à éradiquer l'extrême pauvreté. Il y a toujours 400 millions d'Africains qui vivent avec moins de 1 euro jour.

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Au sud du continent, l'afro-pessimisme n'est plus vraiment de mise. Depuis le début du XXIe siècle, l'Afrique renoue avec des taux de croissance importants. En 2013, cette croissance sera de 5,6% et sans doute supérieure de 6% l'an prochain. Seuls deux pays connaitront cette année une récession, la Guinée équatoriale et le Swaziland.

Les investissements progressent à vive allure et notamment les investissements étrangers, attirés par les industries minières. Mais les vecteurs de croissance existent aussi dans le commerce, les services, les banques et les travaux publics. L'Afrique est jeune, urbaine, optimiste et sa classe moyenne s'accroît et s'enrichit.

Cependant, cette croissance n'est pas partagée par tous. 400 millions d'Africains vivent avec moins de 1 euro par jour. Ils sont plus nombreux qu'il y a trente ans.

La Banque mondiale préconise d'investir davantage dans l'agriculture et de mieux redistribuer les richesses minières. Car comme le notent certains analystes, bien souvent, les industries minières attirées par des conditions attractives viennent faire leurs affaires et repartent sans laisser grand-chose sur place.

En résumé, les États doivent prendre le relais du secteur privé et investir dans la santé, l'emploi, l'agriculture. Secteur privé, plus politique publique, voilà donc la nouvelle équation en vogue au sein des institutions de Bretton Woods.
 

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