Libye

Libye : liberté conditionnelle pour un journaliste emprisonné pour diffamation

Ali Zeidan, le Pemier ministre de la Libye, ici en mai 2011 lors d'une conférence sur la Libye à Doha.
Ali Zeidan, le Pemier ministre de la Libye, ici en mai 2011 lors d'une conférence sur la Libye à Doha. REUTERS/Mohammed Dabbous
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Détenu depuis presque quatre mois un journaliste libyen a bénéficié le 21 avril d’une libération conditionnelle. Il avait été accusé de diffamation et insulte envers la justice. Mais l’affaire est loin d’être terminée, la prochaine audience est fixée à la fin du mois de juin. Il risque quinze ans de prison.

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Libéré le 21 avril, Amara Abdallah Al-Khitabi était détenu presque quatre mois dans une prison de Tripoli pour diffamation et insulte à la justice. Ce journaliste libyen de 67 ans, rédacteur en chef du journal privé Al-Umma, a été libéré sous caution, mais il reste interdit de sortie de territoire.

Al-Khitabi avait été incarcéré après avoir publié sur le site internet de son journal une liste de juges et procureurs soupçonnés de corruption. Selon le Code pénal libyen, il est passible d’une peine allant de 3 à 15 ans de prison. Son avocat a fait appel, la prochaine audience devrait avoir lieu dans deux mois.

Reporters sans Frontières s’est dit « légèrement soulagé » par sa libération. Mais l’organisation dénonce l’article 195 sur lequel se base l’accusation. Selon celui-ci, toute insulte aux autorités est passible d’une peine de 3 à 15 ans de prison.

L’avocat d’Al-Khitabi compte prouver l’anticonstitutionnalité de cet article qui date de l’ancien régime mais qui est toujours en vigueur.

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